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Archives de Catégorie: Conseils foireux pour réussir sa fiv

Conseil foireux pour réussir sa fiv #3: j’ai pris un chat

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On dit souvent cette phrase pourrie: il faut pas être focaliser sur une chose pour qu’elle marche. Pour qu’elle marche je sais pas, mais pour ta santé mentale, c’est mieux. Oui parce que vivre fiv, c’est une expérience et un concept uniques au monde, je te le recommande vivement, voir des ovocytes et des spermatozoides partout, penser ponction et passer ta vie à calculer quand tu vas avoir tes règles pour pouvoir commencer ton decapeptyl et essayer de pouvoir prévoir ta ponction pour commencer à prévenir ton travail, c’est que du bonheur évidemment. Mais à un moment ça devient un tout petit peu lourdingue.

 

Donc j’ai pris un chat. bon, j’en avais déjà un vous me direz. Oui mais celui là on l’a récupéré. En fait on peut dire que j’ai récupéré le chat le plus éclopé de toute la création.

 

Alors déjà, quand elle est arrivée chez moi, mon gros porc de presque sept kilos de félin qui me servait d’animal de compagnie s’est mise à faire une putain de crise d’adolescence: elle a vécu dans un placard pendant une semaine, et ne sortait que pour aller gueuler sur la petite et bouffer, quand même (oui, ce chat est un vrai gros porc). Moi je rentrais du travail, je voyais ça, et je me mettais à chialer "Oh mon dieu, qu’est-ce que j’ai fait à mon chat, ils sont malheureux tous les deux, ils s’entendront jamais, je les ai traumatisés à vie, maintenant la grosse va déménager chez des gens mieux que nous et je vais rester avec ce petit chat tout cassé que j’ai récupéré par pitié mais que j’aime pas autant et en plus elle est  moche et elle pue." (ouais j’ai des idées qui ont un peu changé depuis). J’ai même ouvert un blog de chats pour en parler, nan mais la tarée quoi.

Alors je me suis retrouvée avec un chat, avec qui je faisais du cododo, je peux pas dire que je dormais vraiment parce que j’avais peur que mon mari l’écrase de son corps puissant dans la nuit en se retournant et qu’elle n’ait pas le temps de s’enfuir, j’avais peur qu’elle se cogne la tête contre le coin du lit en tombant, et la cerise sur le pompon, le chat fait des cauchemars, qui le font bouger dans tous les sens, ce qui réveille (enfin moi, le mari s’en tape le cul parterre), et en plus, il risque de se pisser dessus de peur dans son sommeil. Un bonheur je vous dis.

Avec ça, un chat qu’il faut laver au moins trois fois par semaine, qu’il faut oindre de crème sur ses bosses, et qui a toujours une paille au cul.

Un bébé quoi, ou presque.

Vous devez vous dire que ça doit être vraiment l’horreur d’avoir un chat comme ça. Bon quand je rentre crevée des courses et que je vois qu’elle a chié parterre, je trouve aussi. Mais n’empêche que putain. Ce chat je l’ai eu plus ou moins le jour de ma piqûre de decapeptyl pour mon TEC. Bah sérieux, entre ça et le protocole allegé, j’ai eu autre chose à penser que les hormones, les bébés, les  espoirs. Jù’y ai pensé hein. Mais au quotidien, j’avais d’autres préoccupations, et c’était très bien.

Je l’ai emmené chez le vétérinaire une semaine après mon transfert, et en portant sa caisse, je me disais que franchement, avant j’aurais jamais porté un truc pareil, nan mais ça va pas, les pauvres embryons ça va les assassiner. Là je me disais que bon, c’est la vie, le monde va pas s’arrêter de tourner parce que je porte le chat dans sa boite (et puis celui là il pèse à peine 2kg alors ça va).

Alors voila, un autre conseil foireux qu’on aurait pu résumer en "Essayez subtilement de détourner votre attention en trouvant un autre sujet d’inquiétude que les fiv", moi j’ai pris un chat.

Voici donc le chat le plus pourri de la création, qui est aussi le chat qui dort le plus au monde. mais personnellement je pourrais plus me passer de lui (genre on dirait que je parle d’un vaporetto, ça fait un peu télé à chat huhuhu)

MMessage personnel à Lulu: tu vois que ça vaut le coup de prendre un chat!

6 conseils un peu foireux pour réussir son transfert d’embryon: conseil pourri #2

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- Je suis partie en vacances. Avec mon mari. On a pratiqué des actes sexuels à la folie. On a profité du soleil, de la piscine, de la mer. On a bouffé, on a bu. On s’est fait beau, on a glandé, on a lu, on a rigolé. On est partis avec des amis sans enfants, loin des femmes enceintes, dans une sorte de bulle de bonheur entre gens sans enfants et pas près d’en avoir. Bah ça nous a fait grave du bien en fait. On est revenus en forme tous les deux, sûrs de nous, en tant que couple, et en tant qu’individus. Je me rends compte que ça faisait trois ans qu’on n’était pas partis sans femme enceinte en fait, ou sans ma mère, qui vaut toutes les femmes enceintes du monde avec ses réflexions des fois.

Là ça commence à devenir du conseil bien pourri que je vous donne, du truc tout évasif et qui n’a peut-être pas vraiment de sens pour vous. Désolée, c’est juste comme ça que ça s’est passé, et je peux pas l’expliquer. Il y  a quelque chose durant cette pause qui s’est débloqué: j’étais prête à accepter le résultat, quel qu’il soit. Du moins j’avais l’impression que je l’étais. Je dois vous avouer que j’ai pas eu l’occasion de tester si j’étais vraiment prête à être une nouvelle fois confrontée à l’échec, mais je peux pas m’empêcher d’imaginer que ça a dû jouer, ça me parait évident. Peut-être que je me trompe complètement (ça c’est du conseil: je pense que ça marche mais je suis pas sûre mais moi ça a marché, mwahahahahaha) je dis pas le contraire vous noterez.

C’est aussi un conseil de riche, ou d’oisif, ou de fonctionnaire, parce que bon, partir en vacances juste avant sa fiv, c’est pas toujours pratique pratique. En même temps, si vous y mettez pas du vôtre aussi…

Ici, des infertiles qui tentent d'oublier qu'ils vont commencer leur traitement en rentrant

[NDLR: c'est fini cette impatience de "Mais ils sont où les cinq autres conseils"! Vous savez bien que j'ai déjà pas grand chose à dire, donc je morcelle, pour faire genre je suis une vraie blogueuse avec plein de billets.

6 conseils un peu foireux pour réussir son transfert d’embryon: conseil pourri #1

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Je vous avais prévenus hier: aujourd’hui, je peux vous dire ce que j’ai fait pour le transfert qui a marché. Juste je vous préviens, si on m’avait dit ce genre de trucs avant, je pense que j’aurais sûrement répondu:

1) c’est du mytho

2) et bah on n’est pas rendus.

Je peux même pas vous dire que c’est des conseils, je peux juste vous dire ce que j’ai fait, et penser que ce seront toujours des conseils pour faciliter la nidation meilleurs que les trucs stressants qu’on peut trouver sur doctissimo, et puis après je vous le répète: chacun fait comme il peut. Il y a des gens très détendus qui y arrivent, et des gens très angoissés pour qui ça fonctionne dès la première fiv, et c’est tant mieux pour tout le monde, alors méfiez-vous des recettes toutes prêtes "pour faire tenir le brybry".

Mais commençons donc par le conseil pourri numéro 1: J’ai fait une pause.

Elle est un peu glauque cette photo ou c'est moi?

Je l’ai pas voulu. L’échec de ma deuxième fiv, c’était en avril. Je voulais faire mon tec avant l’été. Sauf que: mon corps a dit stop. Nan mais un vrai stop quoi: comme il faut attendre la date de ses premières règles, mon utérus a décidé de me faire des feintes: ah tiens, un saignement comme un début de règles, à bah non, ça s’arrête deux jours après. Ah des saignements bien rouges. Mais qui durent 24h. Au bout d’un mois et demi de ce jeu de cache-cache-dégueulasse, j’ai compris que tout simplement, ce n’était pas le moment. Mon corps, il voulait se reposer un peu et il me l’a montré de plein de façons. Il voulait que je lui redonne du temps, et de l’amour (si c’est trop beau ce que je dis et que ça vous fait trop pleurer, je comprends, prenez un mouchoir et mouchez-vous bien fort, ça vous fera du bien. Je suis un vrai poète des fleurs des champs y a pas à chier). et comme le corps n’est pas pour moi une entité séparée de l’esprit (ça devient costaud comme conversation vous trouvez pas? On commence à utiliser des concepts philosophiques et tout, vous croyez que j’ai ma chance comme blog de l’année chez cosmopolitain?), mon cerveau aussi il en avait marre. Bref, c’était le moment de s’arrêter, de repenser à ce que je voulais être, et à la façon dont je concevais la fiv. comprendre comme dit la sage Evemaba que "Le temps défait tout ce qui se fait sans lui". donc s’arrêter, et prendre le temps, de me résigner, d’accepter que la fiv, c’est pas l’assurance d’avoir un enfant au bout, et d’accepter l’échec d’avance. De me dire: le tec, ça marchera, ou pas, mais quoi qu’il arrive, si je pouvais avoir une quelconque influence là-dessus, bah ça se saurait. Je n’en ai aucune, je ne suis pas si puissante. Vous non plus d’ailleurs mesdames qui me lisez (voire messieurs): on ne contrôle pas ce qui se passe en nous; on peut s’en donner l’illusion en prenant des vitamines, en restant quinze jours au lit, en ne portant rien de lourd, en se retenant de faire caca. Certaines en on besoin, ça les rassure d’avoir des rituels, de se sentir actives. tant mieux, qu’elles continuent, l’important, c’est d’être aussi en accord que possible avec soi-même.  Moi finalement, c’était me poser plein de barrière qui me faisaient croire que je luttais contre quelque chose. C’est faux. Je n’ai jamais eu le sentiment de me battre contre la nature. j’ai eu l’impression que la science me faisait la courte échelle, mais c’est pas parce qu’on nous fait courte échelle qu’on va forcément atteindre le pot de confiture, on peut quand même se casser la gueule. La science, c’est une chance en plus, mais pas un instrument pour lutter. Parce que la nature ne nous en veut pas, parce qu’elle n’est pas contre nous. On a juste pas de chance, voila, c’est moche, et puis on vit pas dans une culture où on accepte les choses.

Je vous dis ça, croyez pas que je sois devenue une sorte de grand gourou bouddhinien (de bouddha vous voyez), y a des trucs que je digère toujours pas. Genre les autres ils sont fertiles quoi. Je peux pas m’empêcher de trouver ça foncièrement dégueulasse, mais en même temps, j’essaye toujours d’aller contre ma première pensée en me disant que bon, c’est comme ça, et c’est tout. Ca marche pas à tous les coups, je vous le cache pas. Je crois même que depuis que je suis enceinte, je suis encore pire qu’avant en fait, mais maintenant je m’en fous de la philosophie putain, je suis enceinte!

 

 

 

 

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