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Archives de la Catégorie cooking guru

Le moche mais délicieux far aux raisins

Putain, y a longtemps que n’aviez pas eu droit à cooking guru. PParce que ma cuisine était trop en bordel par exemple, ou parce que le frigo puait tellement la mort que j’ai juste passé les quatre derniers mois à ne pas vouloir l’ouvrir. Ouais je sais. Comment que je faisais quand j’avais faim que vous allez me dire? Bah j’allais chez ma mère, ou j’allais m’acheter un plat tout préparé. Ma vie n’est que lumière et pluie d’étoiles filantes sur ma gueule.

Mais là c’est bon, j’ai rangé et lavé le frigo, j’ai rangé la cuisine, et j’ai pris une bonne résolution: arrêter de laisser pourrir les trucs dans mon frigo. Genre d’habitude, quand je vois qu’un truc va bientôt être pourri, je le regarde en me disant “Oh non, il va bientôt être pourri!” Et c’est là que je le laisse / remets dans le frigo, et que j’attends qu’il soit dans un état de décomposition avancé pour le jeter. C’est pas bien. Donc j’ai décidé d’arrêter. Et là, quand j’ai vu que les oeufs allaient rendre l’âme, j’ai pris mes responsabilités, et je suis allée sur google. Et j’ai tapé “recette cinq oeufs”. Bah ça fonctionne plutôt bien. Sauf qu’après j’ai fait ma recette voyez-vous, et  super bon.

Pourquoi qu’on l’appelle le moche far que vous allez me dire?

Bah pour ça:

Oui, mais c'est bon, alors on s'en fout, faut juste fermer les yeux et imaginer qu'il est magnifique.

Pour faire un moche far il vous faut donc:

- 5 oeufs (c’est le but d’ailleurs)

- 23 gr de farine

- 2 sachets de sucre vanillé

- 80 gr de sirop d’agave (genre maintenant j’achète des trucs de bobo-bio quoi. Ouais, et j’assume)

- 25 cl de lait

- 25 gr de beurre (+ un peu pour le moule)

- 2 cuillères à soupe de rhum (oui, quand il est cuit on a le droit parce qu’il n’y a plus d’alcool. Si vous êtes pas d’accord vous me dites rien, je préfère garder mes illusions)

- une poignée de raisins secs

En recopiant la recette, je me rends compte qu’en fait à l’origine il fallait mettre 60 cl de lait. Bon bah je sais au moins pourquoi le moche far est moche, et vous pourrez en faire un beau en corrigeant la dose de lait.  

- Beurrez le moule, faites préchauffer votre four à 180° et faites gonfler les raisins en les mettant à bouillir dans une casserole avec de l’eau et une cuillère à soupe de rhum.

- Mélangez les ingrédients secs (si vous savez pas qu’est-ce que c’est les ingrédients secs, c’est la farine et le sucre vanillé quoi), ajoutez les oeufs, et remélangez.

- Mélangez dans un autre bol le beurre fondu (j’ai jamais compris le délire du beurre mou, chez moi le beurre n’est jamais mou, il est toujours trop dur ou liquide, je comprends pas pourquoi on nous fait chier avec cette histoire de beurre voire pire, de beurre pommade. La blague quoi. Lol même) avec le lait et le sirop d’agave et la cuillère à soupe de rhum.

- Ajoutez l’ensemble humide (huhuhu, celui du bol hein, pas la peine d’aller chercher les ensemble culotte-soutien-gorge que vous portiez quand apparaissait Drazic dans Hartley Coeur à vif hein) (Mesdames et messieurs, voici le grand retour de la blague grasse et vulgaire) au mélange sec. Mélangez.

- Mettez dans la le moule et enfournez pendant une heure.

- Laissez refroidir avant de manger.

C’est bon, c’est pas sec, on sent délicatement le goût du rhum (et croyez-moi, c’est important pour moi) et c’est subtilement sucré (subtile, ça va bien avec mes blagues de moule aussi, enfin c’est mon avis en tout cas).

Je vous le souhaite aussi bon et plus beau que le mien!

La pizza la plus facile du monde

Ouais, cooking guru is back, pleurez de bonheur à cette nouvelle!

Bon, comme une con, j’ai pas eu le temps de faire une photo de ma pizza, on a tout bouffé comme des gros porcs.

Je ne vous dirai pas qu’aucune Faithfully n’a été blessée pendant la préparation de cette pizza, c’est pas vrai, je me suis brûlée, et après je me suis coupée avec une boîte de conserve sur ma brûlure, j’ai cru mourir de douleur. Heureusement que tout le monde a aimé la bouffe au moins.

Donc pour faire cette pizza la plus facile du monde il vous faut:

- de la pâte à pain crue (parce que je sais pas la faire et j’ai pas de machine à pain) (chez moi ils en vendent chez cora, mais parait-il que ça peut s’acheter à la boulangerie, perso je me sentirais un peu con d’aller acheter que ça)

- de la purée de tomates (essayez de prendre un bocal dans lequel il y aura pas trop de merdes avec des X, des Y, et des numéros. De la tomate et du sel ça suffit.)

- Deux boules de mozzarella di buffala (ou de la mozzarella normale au pire, c’est pas bien grave)

- Une branche de basilic frais

- trois tranches de jambon cru, ou plus si vous voulez.

Farinez un plan de travail et étalez votre pâte à pain avec un rouleau. Perso j’ai un peu galéré parce que la pâte était assez dure, mais finalement j’ai réussi. Ensuite j’ai mis du papier d’alu dans un moule à pizza (genre qu’on est équipés chez moi) mais un moule à tarte doit suffire. En revanche ça a un tout petit peu collé au papier, donc mettez plutôt du papier sulfurisé si vous en avez.

Ensuite, etalez trois bonnes cuillères à soupe de sauce tomate sur la pâte.

Disposez les tranches de jambons cru coupées en deux (c’est quand même plus facile à bouffer que la tranche entière qui sort de la bouche) sur la pizza à volonté.

Coupez chaque boule de mozzarella en deux. Eclatez (je suis désolée, je suis vraiment un cooking guru pourri, j’ai pas pris de photo, et j’ai un vocabulaire approximatif en plus. Démerdez-vous avec ça quoi) chaque demi-boule (je vais encore avoir des putains de requêtes moi avec mes histoires de boules) et disposez-les sur la pâte à pizza de manière harmonieuse et équilibrée (je suis un putain de poète).

Déchirez le brin de basilic et parsemez-en la pizza. Vous pouvez rajouter quelques pignons de pain (moi je l’ai fait, c’était super bon) et poivrez chaque boule de mozzarella. J’ai pas mis de sel parce que je suis pas trop dans le délire salé, et le jambon l’est déjà assez.

Enfin, mettez au four à 180° pendant une demi heure au moins (mais  surveillez, parce que je me souviens plus du temps exact que je l’ai laissé)

Voilà! C’est bon! Vous pouvez enfin vous nourrir en pensant à moi!

Les Cannelés

Publié le

Hier, vous avez bien voulu faire de moi votre cooking guru (et vous avez eu bien raison si vous voulez mon avis, mais je vous remercie quand même). Aujourd’hui, je vous donne la recette de mes cannelés. Sont trop bons mes cannelés. Bon, je vous donne la recette, c’est un peu que pour me la péter, parce que vu que c’est très à la mode ce machin-là, vous auriez pu en trouver une facilement sur internet, mais bon, moi, rien à foutre, je suis lancée pour vous raconter 36 15 code la life de ma bouffe. Donc comme promis hier, aujourd’hui, les cannelés.

Alors déjà, moi je veux pas de problème avec la justice, les droits d’auteur, toussa, donc je vais vous dire cash: c’est une recette de grand-mère, et en même temps non.

En fait, lors de mes dernières vacances, je suis allée faire mon devoir de petite fille et je suis allée voir mes grands-parents. [Attention, mode ma life inside ON] Ma grand-mère, elle a bossé toute sa vie pour mon grand-père et pour ses enfants, comme une vraie femme à l’ancienne, à s’occuper de la maison, à être une bonne épouse digne de Mad Men, tirée à quatre épingle et prenant soin de la maison et de sa famille. Et puis elle a vieilli. Et puis elle a eu du mal à se déplacer et à se tenir debout. Et depuis six ou sept ans maintenant, bah c’est mon grand-père qui s’occupe de tout, qui fait la vaisselle, la cuisine, tout ce que sa femme a fait pour lui toute sa vie durant. vous allez me dire “Ouais, mais c’est pas bien de traiter sa femme comme ça, c’est trop à l’ancienne, tes grands-parents ils ont chié dans la colle.” Bah ouais, c’est pas bien, mais en même temps, c’était dans les moeurs, et puis je trouve ça trop mignon comment il s’occupe d’elle mon grand-père maintenant. Je voudrais bien être comme eux quand j’aurai 90 ans. Tout ça pour vous dire que ma grand-mère du coup, elle cuisine plus, et mon grand-père qui est un grand-père 2.0, il va chercher les recettes sur internet. Du coup, elle m’a donné un livre de recette qu’elle avait reçu de France Loicul, et c’est de ce livre que vient la recette. [mode ma life OFF] Je vous mettrai les références du livre à la fin de la recette, surtout qu’il y a plein de recettes sympathoches dedans.

Les cannelés qu’on disait. Avec les ingrédients, je fais deux fournées de 8 cannelés dans mon moule en silicone. Et venez pas me sortir que c’est cancérigène ou quoi que ce soit, j’aime trop mon moule en silicone et je le lâcherai jamais.

Il vous faut:

- Une gousse de vanille

-50 cl de lait (ils disent entier, moi je fais toujours avec du lait 1/2 écrémé et je vois pas la différence, alors je le fuck le lait entier moi)

- 2 oeufs entier + 1 jaune (le blanc je le jette. Oui, je sais, je devrais faire des meringues avec, mais j’ai pas le temps. Ou la flemme. Et puis pour un blanc d’oeuf franchement. Mais si vous avez des idées rapides pour lui sauver la vie je prends!)

- 225g de sucre cristal (de sucre en poudre quoi. Nan mais sucre “cristal”, je vous jure. Tout ça pour se la péter. On dirait un nom d’actrice de film porno surtout, “Cristal”.)

-125g de farine

- 1 cuillère à café de rhum brun (mais comme le mari veut pas qu’on foute le brugal dans les gâteaux, officiellement j’en mets pas.)

- Beurre pour les moules (+ farine, même dans les moules en silicone, au moins pour la première fournée, je flippe toujours que les bonbons collent au papier…)

* Préchauffez le four à 200° et mettez le moule à cannelés au congélateur (paraît que c’est le choc thermique qui les rendrait croustillants. C’est vrai que les miens le sont.)

* Fendez la gousse de vanille et grattez-la pour récupérer ses graines. Grattez pas comme des malades, j’ai essayé, ça sert à rien qu’à ramasser des moches fibres de la vanille, il suffit de passer un couteau pointu pour récupérer tout. Il parait qu’ensuite vous pouvez mettre la gousse dans votre pot de sucre pour le parfumer, moi je le fais pas parce que j’ai une boîte en métal, je trouve que ça fait un peu moche, et puis j’y crois pas des masses.

*Mettez le lait dans une casserole sur feu doux, mettez-y les graines de vanille, et faites bouillir. Surveillez bien! Le lait c’est traître quand ça bout, hein! Je tez-y un oeil régulièrement si vous voulez pas niquer la casserole et la gazinière!

Sortez du feu quand ça a bouilli et laissez tiédir.

* Battez les oeufs dans une jatte (enfin dans un saladier quoi comme on dit chez les gens du XXIème siècle) et versez le lait tiédi sans arrêter de battre. Ajoutez le sucre, la farine et le rhum. Laissez reposer la pâte à température ambiante.

Alors là, c’est la grosse blague. La recette dit une demi-heure. Sur twitter on m’a dit trois heures. Une ancienne collègue m’a dit une nuit. Je fais quoi moi dans tout ça? Je laisse au moins trois heures, une nuit si possible. Mais trois heures c’est déjà bien et puis de toute façon je sais même pas à quoi ça sert.

* Beurrez et farinez les moules à cannelés, remplissez les moules aux 2/3. Faites cuire 45 minutes. Démoulez quand les moules ont refroidi.

Et voilà! Encore un article super long!

La boutique à Arcachon qui m'a dit donné envie de faire des cannelés. Nan parce queà 30€ la boîte de six hors de question d'acheter ça!

Mari Diebler, Les Petits gâteaux de Marie.

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Les madeleines au comté et aux noix

Publié le

Comme je vous le racontais hier, samedi, nous avons reçu, et nous avons fait un putain d’apéritif dînatoire que même à Un Dîner presque parfait ils en font pas des comme ça. Parce que chez les Faithful, c’est pas très grand, et du coup on est obligés de pique-niquer quand on invite les gens, vu qu’on n’a pas de table à manger. Donc on galère sur la table du salon. Ca nous fait un défi en fait, et du coup, on a érigé la bricole alimentaire en art. Oui en art, je le dis haut et fort et sans honte aucune. Faut bien qu’on innove, et qu’on trouve à chaque fois des bonnes idées de trucs un peu bons qui peuvent se bouffer sans s’en coller par tout, sans en foutre sur le tapis, et sans devoir se faire chier à tenir son assiette en équilibre sur les genoux.

Donc pour ce samedi, on avait: des madeleines au comté et aux noix, des mini-cakes aux tomates séchées, aux pignons et à la fêta, et en dessert des cannelés. Et puis d’autres trucs, mais plus simples genre des sushis et des makis qu’on s’est fait livrer par notre merveilleux traiteur asiatique qui livre aussi le boh bun et le riz cantonais et que je l’aime comme un membre de ma famille tellement qu’il nous rend service, et puis une quiche au saumon et aux grains d’anis. Très bon d’ailleurs, et je dis ça alors que j’aime ni le saumon ni l’anis officiellement.

Donc, vu que j’ai été suppliée et harcelée (traduisez: on m’a posé la question une ou deux fois et je me suis précipitée sur l’occasion pour vanter mes recettes), je vous donne la recette des madeleines salées aujourd’hui, et demain des cannelés comme ça on est sûrs que je dirais un truc intéressant au moins.

Pour les madeleines, les quantités me permettent d’en faire une vingtaine il me semble:

-190g de farine

- un sachet de levure chimique

- du sel

- 4 oeufs

- 190g d’huile d’olive (bon, c’est la recette, moi j’ai mis 150g. Vous me direz que ça change pas grand chose, et vous aurez raison)

- 200g de comté rapé (moi je me fais pas chier, j’achète le sachet tout rapé spécial assisté de la life, et je le fous tout entier sans rien peser. Ca doit faire 180g ou un truc comme ça. Mais vous, vous êtes des citoyens libres, vous faites comme vous préférez)

- 320g de yaourt nature (ça fait deux et demi. Je vous laisse vous faire chier à vous demander ce que vous allez faire de la moitié de yaourt qui va donc vous rester sur les bras)

- Environ 80g de cerneaux de noix (sérieux, là c’est pareil, vous faites plus ou moins comme vous le sentez sur la quantité hein, on n’est pas au gramme près)

- Du beurre et de la farine pour le moule (le mien est en silicone, mais je beurre et farine quand même la première fois pour être sûre. Après, avec 190g d’huile, euh, y a pas trop d’inquiétudes à avoir, le moule est forcément huileux à un moment…)

* Préchauffez votre four à 260°.

* Commencez par préparer les ingrédients tout sur une table (enfin dans des bols, pas directs sur la table, soyez pas neuneux non plus) comme dans les émissions de cuisine. Ils disent ça dans ma recette, et c’est vrai que c’est plus pratique: cassez les oeufs dans un bol, rapez le comté dans un autre s’il est pas tout prêt (sinon ouvrez juste le sachet ça devrait suffire), récupérez les cerneaux des nois si vous les avez pas achetés tout prêts.

* Mettez la farine et la levure dans un premier saladier. Mélangez et faites un puits.

* Dans un autre saladier, mettez les oeufs, le sel, le yaourt, l’huile d’olive et le comté. Mélangez jusqu’à ce que ça ait de la gueule, c’est-à-dire que tout est l’air bah, mélangé quoi. Quand c’est fait, foutez tout ça dans le puits au milieu de la farine, et mélangez en incorporant la farine petit à petit sans faire grumeaux (moi y avait des grumeaux parce que j’ai fait ça comme une dégueulasse, mais ça a a pas posé de problème, c’était quand même trop bon et ça se voyait pas quand c’était cuit). Ca y est, vous venez de terminer votre pâte à madeleine.

* Hachez en pas trop fin les cerneaux de noix (pour que ça reste un peu croquant dans la bouche, si c’est de la poudre c’est pas a peine) et ajoutez à la préparation.

* Beurrez et farinez le moule, et remplissez les cavités aux deux tiers avec la pâte que vous venez de faire (bah ouais, faut bien que vous en fassiez quelque chose au bout du compte).

Alors là, arrive le moment délicat: il faut faire bosser les madeleines. J’en ai fait des fournées et des fournées qui restaient plates, et samedi j’ai enfin réussi à les faire bosser, donc je vais gracieusement vous faire profiter de mon expérience:

* Mettez les madeleines au four à 260°. Dans la recette, ils disent cinq minutes. Moi je vous dis, surveillez jusqu’à ce que les madeleines bossent. Quand il y a une grosse bosse, baissez la température à 190°et laissez 5 mn, mais en surveillant toujours parce que des fois la cuisson est traîtresse sans qu’on sache pourquoi. Moi les temps de cuisson toute façon, j’y crois pas, il vaut toujours mieux garder un oeil avisé là-dessus.

Laissez refroidir avant de manger. C’est quand même meilleur quand ça a plusieurs heures je trouve, quitte à le réchauffer, mais ça c’est mon goût, après vous faites comme vous le sentez, vous pouvez même manger la pâte crue si ça vous amuse.

Du coup cet article est super long. J’ai pas de photo à vous mettre, parce que je pouvais pas prévoir que j’allais devenir votre cooking-guru, et que j’ai pas l’habitude de prendre en photo ma bouffe (enfin si en fait, à mort, mais là j’ai pas eu le temps). Et puis bon, à moins de venir du Tiers-monde, vous savez tous à quoi ressemble une madeleine.  Bon, comme on sait jamais, je vais voler un photo de madeleine sur google pour vous:

Bah voilà, c'est ça une madeleine. Heureux?

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