Flux RSS

Archives de Catégorie: la fertilité pour les nuls

L’amp et mon couple

Il y a des gens qui disent que l’amp met à l’épreuve ton couple. Il y en a d’autres qui disent que l’arrivée d’un bébé met à l’épreuve ton couple. Autant dire que si ton couple résiste aux deux, tu peux apporter des une offrande au dieux du zizi (celui qui met des hommes sympatoches dans ton lit) (et aussi au dieu des toilettes, celui qui te met les deux barres sur le test de grossesse, et celui qui t’envoie tes régles pour marquer le début de ton 1002365 cycle).

Alors oui, avoir un bébé c’est génial. Oui je souhaite à toutes celles qui n’y arrivent pas pour l’instant de connaitre ce genre de problème. Oui j’ai un très gros problème de culpabilité avec le fait d’admettre que des fois avoir un bébé, ça a des côté un tout petit peu pénible.) (mais vite contrebalancés par de grands bonheurs) (oui j’ai un problème de culpabilité je vous dis).

L’amp, ça met à l’épreuve ton couple. Parce que comme un con, tu croyais que la fonction première de la sexualité c’était d’avoir des gosses. Parce que t’es obligé d’admettre que non. Parce que tu te demandes: "ah bah oui, mais quand le mari va s’astiquer au laboratoire d’Eylau, c’est de la sexualité ou pas? C’est quoi ce délire en fin de compte?". Le mari se pose la question aussi d’ailleurs à mon avis. (sinon je trouve ça tellement géniale de me dire qu’environ 70% des maris de couples infertiles en amp en Ile de France ce sont tiré la nouille dans la même salle (enfin vaut mieux ça plutôt que dans la même sale vous me direz). De toute façon, depuis qu’on t’avait dit que si tu ne faisais pas du touktouk au rythme très précis d’une fois tous les trois jours, tu t’étais déjà posé des questions.

Et en même temps, ça fait pas du bien de se sentir libre à nouveau de pouvoir niquer dans n’importe qu’elle position? Ca fait pas du bien de se sentir libéré de toute cette pression de comment on va faire pour faire un enfant nous même quand on vous dit que ça va pas être possible et du coup l’hôpital va se charger de vous arranger ça?

L’amp, traverser tout ça, ça soude le couple aussi. Tout ça j’en ai déjà parlé. Plusieurs fois ici. Je saurais même pas vous mettre des liens vers des billets que j’ai écris tellement il me semble que c’est une constante. Du coup il y a des choses auxquelles je m’attendais pas du tout. Quand on vit tellement dans l’attente et l’espoir, quand on a un couple dont le seul centre de gravité est devenu "faire un bébé", ça fait tout drôle de se mettre à vivre dans le présent, et plus dans l’attente.

Vous me direz qu’on attend un bébé. C’est pas faux. Et finalement, l’arrivée d’un bébé dans ma maison s’est pas passée aussi difficilement que ça. Globalement, on a trouvé nos places assez rapidement autour de lui, c’était facile de nous réorganiser.

Le problème a été la grossesse je pourrais dire. Avec le recul, je me dis qu’on était peut-être dans deux bulles qui avaient du mal à se rencontrer. Genre moi j’étais dans une bulle de bonheur et de plénitude et de niaiserie, pendant que le mari était dans une bulle de remise en question et d’inquiétude. Oui les hommes sont faibles que voulez vous. (Et oui, c’est pas sympa de dire ça je sais pardon, vous reprendrez bien un peu d’amertume?)

Maintenant, on a le bébé, on a de nouveau un centre de gravité qui implique des actions aux quotidien, une organisation, toussa. Mais pendant la grossesse, c’était une sorte de pause où on n’avait qu’à se laisser porter. Et méditer. Apparemment ça lui réussit pas plus que ça au mari de réfléchir. En même temps j’avais mis mon cerveau en pause alors fallait bien que quelqu’un s’en occupe.

Tout ça pour vous dire que ça m’a permis de me rendre compte d’un truc: on n’est pas tellement plus forts que les autres. C’était un peu prétentieux de dire ça, et de le croire. On a même un peu perdu de vue qu’à l’origine, ce qui nous a rapproché, c’est notre amour, pas juste le fait d’avoir des obligations et des frustrations communes. un jour on m’a dit "J’ai des amis qui ont réussi à adopter un enfant, et quand ils y sont parvenus ils ont divorcé. Ils s’étaient rendu compte que c’était leur projet la seule chose qui les reliait". J’ai trouvé ça super indélicat sur le coup. Et pourtant, difficile de réapprendre à vivre heureux, pour nous en tout cas. La vraie difficulté finalement, c’est pas l’amp, c’est de se retrouver comme un couple normal, rien de plus, et de se souvenir pourquoi on s’est aimés au début. Mais je pense qu’on peut le faire.

Il manque la vignette où on voit la main au cul

L’autre façon de faire les bébés

Moi: Putain mais c’est dingue, regarde! Ses pieds touchent presque le fond de sa gigoteuse! A la maternité il manquait tout ça! Mais où est passé mon tout petit bébé bordel?
Le mari: Je sais pas, tu veux qu’on rapporte celui là à la maternité et qu’on en demande un plus petit?
Moi: Bah nan, je me suis attachée maintenant. Va falloir qu’on en fasse un autre.
Le mari: Ah ouais? Et quand alors?
Moi: Ce soir, on n’a qu’à en faire un ce soir!
Tous les deux: AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH!

Non, nous n’avons pas rigolé parce qu’aujourd’hui est un jour où le mari doit se régénérer tôt, et que toute activité comme regarder la télé, recevoir des amis ou faire l’amour est donc proscrit sous peine de rupture.

Vous vous rendez compte que y a des gens pour qui ça se passe comme ça? Genre ils veulent un bébé, bah ils en font un en deux deux? J’ai beau retourner la question dans ma tête, j’arrive pas à y croire. Il doit y avoir un truc. je pense que c’est juste des gens qui se la pètent à faire genre ouais nous on est des rapides on fait des bébés comme on veut, mais il doivent mentir et galérer comme tout le monde, c’est pas possible autrement.

Et sinon, les bébés c’est comme les chatons alors? Il suffit qu’ils grandissent pour qu’on veuille en avoir d’autres? Oui je sais, j’ai dit que j’allais prendre mon temps. Trois mois c’est pas assez long alors?

Ces gens sont en train de faire un bébé. Na, je déconne ils sont justes en train de baiser.

ndlr: l’auter façon de faire les bébés c’est le titre d’un blog hein

Le jour où j’ai su que les choses avaient changé

J’ai demandé une sortie anticipée d’un jour de la maternité, parce que ça faisait déjà cinq jours que j’étais en villégiature là-bas, que je commençais à trouver le temps un peu long, et surtout que je commençais à flipper, parce que vu que je suis rien qu’une snob qui supporte pas d’avoir des voisins, j’avais demandé une chambre simple pour pouvoir survivre, et que du coup je payais un prix exorbitant pour un service hotelier assez médiocre en fin de compte. (Plus tard je me suis rendu compte que mine de rien, tous ces gens qui me faisaient le ménage et qui me ramenaient de quoi me sustenter, en me permettant de me consacrer toute et entièrement à mon zed, c’était quand même bien sympathoche, mais passons.)

 

Du coup, on m’a envoyé une gynéco pour me faire mon ordonnance de sortie. Pas super sympa la meuf, hein, elle aurait préféré que je reste (150€ la nuit, tu m’étonnes), parce que bon, le lendemain, ça me faisait revenir pour faire faire un examen à Zed (oui mais 150€ quoi, je suis prête à faire l’aller-retour sérieux à ce prix là).

 

Après m’avoir regardé le dedans comme il se devait, elle m’a demandé:

- Vous avez besoin de quelque chose? du doliprane? une pilule? un joint? une rail de coke?

Nan. J’ai besoin de rien de tout ça. Oui je sais que je peux tomber enceinte quand même (mwahahahahahahahahaha, maintenant que j’allaite avec mes ovulations pourrites et les spermatozoides du mari on s’est foutu des handicap en plus) oui ça arrive les miracles, oui on est prêt à l’accueillir s’il décide de pointer son nez. (Mais comment dire à quel point j’y crois: mwahahahahahahaahaha).

 

Et en disant ça, je me suis rendu compte d’un truc: mon Zed, il prend toute la place pour l’instant. Je sais pas combien de temps c’est supposé durer, mais là, on me dirait que je suis enceinte, bah j’aurais l’impression de le priver de quelque chose, que j’ai pas assez profité de lui. En fait, là tout de suite, un autre enfant, j’en veux pas. Putain les gens. Au bout de trois ans et demi enfin: je ne veux pas d’enfant. Et bah vous savez quoi? Ca fait du bien.

Maintenant je ressemble à ça. Mais avec un gros boule.

Alors c’est lui

C’est lui que le destin m’a réservé pendant trois ans.

C’est parce que ça devait être lui qu’il était écrit que je devais pleurer et échouer tellement avant que nous nous rencontrions. Merci la vie, parce que si c’était à refaire, je changerais rien, je veux le même fils, je referais le même chemin sans hésiter, parce qu’il vaut méchamment le coup.

J’aurais jamais cru que je trouverais aussi belle une petite chaude grise et chaude qu’on me poserait sur le ventre.

Mon bébé est arrivé, enfin, le jeudi 28 juin, en fin d’après-midi, après nous avoir ménagé des petits moments de suspens jusqu’à la fin, mais on s’en fout maintenant qu’il est là. Je serai rien qu’une sale ravie de la crêche jusqu’au bout, mais sérieux, ce 28 juin, ça reste pour moi une journée magique du début à la fin.

Le mari, qui est devenu un sage comme j’aurais jamais cru que ça puisse être possible m’a dit hier: "Je pense que s’il est aussi calme et serein, c’est parce qu’on lui a laissé le temps de venir." Et je pense qu’il a raison.

Putain j’ai jamais écrit un billet qui me colle autant la chouine. C’est la chute d’hormone ou c’est juste le love ridicule qui coule de moi là?

38 sa – C’est rigolo

Publié le

Il doit se passer un truc à 37 sa. Petit bourgeon disait "la nature est bien faite" la dernière fois. Au début j’ai tiqué, parce que je me suis dit, quand même, la nature qui a collé à mon mari 97% de spermatozoides atypiques est un peu salope et je vois pas ce qu’elle a fait de bien. Et pourtant, elle a raison Petit Bourgeon.

A 37 sa, on se rend compte que voila, c’est la fin, faut l’accepter. Alors tant qu’à accepter, autant que ça vienne hein. Ouais, je suis pressée en fait. c’est chouette la grossesse, et je sais que je le regretterai, mais je vais avoir un bébé quand même. Genre je vais pouvoir lui mettre tous les petits habits que je lui ai achetés quoi (ah nan, c’est des habits d’été, je savais pas qu’on serait au mois de novembre en plein mois de juin m’en voulez pas). Genre je vais pouvoir le ramener chez moi. Ouais j’ai l’air de toujours tout découvrir, mais je vous jure, c’est fou nan? Ce sera le mien quoi. Même quand il aura quinze ans et qu’il me pètera les couilles ce sera toujours le mien, à tout jamais.

En plus, c’est assez rigolo le neuvième mois et cet état d’alerte permanent. Ca en fait oublier les petits désagréments qui apparaissent. Au neuvième mois, quand t’as la chiasse, tu vas sur google vérifier que ça annonce pas un accouchement. au neuvième mois, quand t’as des douleurs de règle la nuit tu flippes et tu te dis "oh mon dieu, c’est pour maintenant et j’ai pas fait mon analyse de pipi dans le pot ce mois-ci" ou "et j’ai pas encore reçu ma nouvelle carte de groupe sanguin celle avec le groupe imprimé et pas autocollé". Au neuvième mois dès que t’appelle ta soeur, elle te demande si t’es en train d’accoucher. au neuvième mois, ta mère t’appelle inquiète pour te demander si tu sais ce qu’est le bouchon muqueux et si tu sais que tu vas le perdre parce qu’une collègue lui a dit qu’habiter à 30mn de la maternité c’était prendre le risque d’accoucher seule dans son ascenseur (oui, ma mère a des collègues aussi cinglées qu’elle des fois). C’est pas comme si un accouchement durait en moyenne une dizaine d’heures (pas la peine de venir me dire que vous avez accouché de votre premier enfant en dix minutes, oui ça existe, mais c’est rare quand même. Et puis j’habite pas à trois heures de la maternité, donc c’est bon)

Alors même si t’as un choix immense de position pour dormir qui se résume à côté gauche ou côté droit, que t’as des contractions plein de fois par jour et par nuit qui te coupent le souffle, bah je trouve ça rigolo le neuvième mois. Et puis les trucs merdiques, ça fait partie du jeu!

Et puis à la fin je serai comme ça. Finalement on a bien fait de choisir de pas aller à la mer cet été, j’attendrai l’an prochain pour mon bikini.

37 sa – Nous y voila (bis)

Publié le

Au mois d’octobre dernier, après m’être pris un putain de cumshot de bonheur dans la gueule sous la forme d’une prise de sang positive, je me suis pris un putain de cumshot d’angoisse dans la gueule sous la forme de requêtes doctissimo:jamais j’aurais pu croire que j’arriverais, moi, à 37 sa, à huit mois de grossesse, que je rentrerais dans mon neuvième mois. Ca me paraissait juste trop hasardeux, trop difficile, trop fragile, et finalement trop énorme et trop beau pour être vrai. Et pourtant j’en suis là quoi. Y a quand même des trucs qui sont putain de géniaux dans la vie les gens, je vais pas vous mentir. Ca vaut largement une hystérographie toute cette histoire de grossitude et de bébé.

 

Après m’être pris une claque la semaine dernière quand la copine d‘un ami d’enfance a accouché alors que sa date prévue d’accouchement était juste trois semaines avant moi, je me suis rendu compte qu’en fait ça allait m’arriver pour de vrai à moi aussi. Genre je vais avoir un vrai bébé, qui selon toutes les légendes et les on-dit se trouverait actuellement dans sa forme intégrale dans mon ventre, même qu’il y bougerait, qu’il s’y nourrirait et qu’il y pisserait chaque jour. Du coup j’ai lavé tous les habits en un mois (le mari m’a obligé, je voulais juste laver ceux pour la maternité), et j’ai fait un petit tas sur sa table à langer de ceux que je vais mettre dans la valise. Nan parce que c’est un truc de dingue les amis: en ce moment même, chez moi, il y a une chambre d’enfant quoi. Avec une table à langer. Genre sur ma liste de courses d’aujourd’hui, il y a écrit "couches". Putain de putain. C’est quand même dingue.

Bon, la valise, je l’ai toujours pas faite en revanche. Promis je m’y mets cette semaine.

Avant j’avais peur de plus être enceinte. Bon c’est toujours un peu le cas, mais moins. Je vous dis pas que ça me fait pas une boule au ventre de m’imaginer en train de partir à la maternité avec mon énorme valise rose bonbon, mais vous allez quand même pas me faire croire que je suis la seule. Je suis prête à faire la connaissance ex utero de mon bébé, le reste ça passe un peu au second plan. Si ça se trouve dans quinze jours j’aurai un bébé quoi. Si ça se trouve dans un mois et demi aussi, le gynéco m’a dit qu’il me laissait jusqu’au 15 juillet maximum avant d’aller le chercher. Bah on verra.

La grossitude, c’était bien chouette les amis, mais à un point dingue. Maintenant je me fais à l’idée de passer à autre chose. Parce que sérieux, m’imaginer en maman, je crois que c’est encore plus taré en fin de compte.

Un petit blingee pour la route?

36 sa – Presque à point

Publié le

Au début je voulais vous parler de ma terreur de plus être enceinte et de redevenir vide. Ouais j’attends toujours le moment d’en avoir marre d’être enceinte. En avoir marre des insomnies ok, mais d’être enceinte toujours pas.

Et puis je me rends compte qu’en fait plein de gens ont eu cette peur, et puis que quand le bébé est arrivé c’est passé. Donc je compte sur ma chance pour que ce soit pareil. Et puis c’est peut-être ça aussi ne pas être prête.

D’ailleurs je suis toujours pas prête à enlever les étiquettes et à passer à la machine les habits de Zed. Déjà je suis super fière de moi, j’ai sorti toutes les fringues que je vais foutre dans sa valise pour la maternité. Moi ma valise, bah je suis pas pressée hein, on est larges les amis, j’ai encore au moins dix jours pour la faire hein? hein? et puis j’ai pas encore bien décidé ce que j’allais mettre dedans, malgré tous les billets de blog que j’ai lus à ce sujet (et faites moi confiance, j’ai rien d’autre à foutre de mes journées quasiment).

J’essaye de faire la liste des avantages de ne plus être enceinte:

- Je vais avoir un bébé

- Je vais arrêter de pas trouver de position pour dormir et de mourir d’étouffement chaque fois que je me couche sur le dos

- Je vais m’acheter un slim couleur menthe ou corail pour mouler mon gros boule

- Je vais avoir un bébé

- Je vais arrêter de flipper qu’il arrive quelque chose au bébé in utéro

- Je vais avoir un bébé

Bon, j’ai pas encore trouvé grand chose d’autres, mais ça va venir!

35 sa : Je pensais que je lui en voudrais

Publié le

Bon, vu que je passe déjà suffisamment pour la fille aigrie qui supporte personne et qui en veut au monde entier, je pense que je peux maintenant dire tout ce que je veux sans que plus personne soit choqué. En même temps ils me font rigoler les gens qui viennent me mettre en commentaire "Han, comment c’est pas bien de penser comme ça, t’es trop une mauvaise personne". Bon peut-être hein, mais ça existe en vrai les gens qui pensent exactement ce qu’il faut avec le recul nécessaire dans chaque situation? Qui sont jamais jaloux, ou énervés, ou injustes? Si c’est le cas tant mieux pour eux, moi ça va, j’ai appris à me démerder avec mes sentiments honteux.

Pendant les trois ans que j’ai passés à attendre de voir si j’allais avoir un bébé un jour ou jamais, j’ai toujours pensé que je pourrais pas m’empêcher de lui en vouloir à mon enfant, de s’être fait si long.Ouais c’est dégueulasse je sais, mais ça se décide pas, enfin pas chez moi. J’avais même préparé une liste de châtiments comme lui donner un prénom pourri horrible de la mort, lui souhaiter des méga chtars sur la gueule à 13 ans, le priver de console jusqu’à ce qu’il aille travailler à 12 ans s’il veut se payer un truc.

Bah en fait rien du tout. Je vous sens rassurés là. Ouais mmoi aussi en même temps. Mais non seulement je lui en veux pas du tout, mais en plus, presque je lui en serais reconnaissante quoi. Comme quoi les hormones ça vous fait perdre la boule.

Déjà, ce bébé, il m’a appris un truc super important dans la vie, c’est qu’on n’a que très peu de contrôle sur les choses. On a l’impression de pouvoir décider de plein de trucs par nous mêmes, de pouvoir les faire arriver quand on veut, de pouvoir prévoir. Bah des clous mes petits amis. Bon, y en a qui ont de la chance et qui font des bébés quand ils veulent. C’est balaise comme chance je sais. C’est peut-être pas grand chose à côté, mais moi au moins, je sais que même si ça peut te donner l’illusion que c’est toi qui décide de tout dans le monde, c’est pas vrai. Il y a quand même une sacrée part de ta vie qui est vouée au hasard, à la chance, à la malchance, au vaudou, à ce que tu veux, et tu n’y peux juste rien. Et tu peux pas vraiment lutter. Ce bébé, il m’a appris à faire un peu le dos rond dans la vie quoi, et à me rendre compte qu’il y a des trucs, on peut pas vraiment aller contre, que y a des trucs, c’est écrit, c’est tout, on a une marge de manoeuvre assez réduite.

En plus avant, j’étais un peu une grosse connasse. Bon toujours ok. Mais avant pire. Mais il est temps de l’avouer. Avant, je pensais que chacun fait ce qu’il veut, mais que si la nature a décidé que t’étais infertile, c’était peut-être qu’il y avait une logique à respecter là dedans, et qu’il valait mieux adopter. Ahahahahahahahahahahahaha. Bah ouais c’est quand même pas compliqué d’attendre 10 ans avant d’avoir un enfant après avoir passé des entretiens avec des assistantes sociales qui vous pètent les couilles, et toutes les autres merveilles de l’adoption, c’est très simple en fait!
Genre avant j’étais du genre à penser que ces gens-là, ça devait être dans la tête tu vois, attends, ils doivent pas vraiment les vouloir leurs gosses, c’est quand même pas compliqué à fabriquer. Ouais vous inquiétez pas au bout de six mois d’essais infructueux j’avais changé d’avis hein.

M’enfin bon. Tout ça pour dire qu’en fin de compte, je lui en veux pas du tout à mon Zed. Même je lui suis reconnaissante. Parce que malgré moi il m’a rendu une personne meilleure. Si si je vous jure, on peut détester les femmes enceintes (d’ailleurs je déteste le concept, mais les gens enceintes que je connais je les déteste pas si ça peut vous rassurer) et déblatérer sur les gens fertiles, et se sentir une personne mieux. Ouais. J’aime bien trouver des trucs positifs dans mes merdes (trainspottingoù le type plonge dans la cuvette des chiottes pour aller chercher ses pilules de drogue tombées au milieu de ses étrons. Je ne fais pas ça, jamais)

Je vous en sers du cul-cul la praline en ce moment hein? Je m’autodégoute avec mes billets des fois, on dirait du nutella chaud tellement c’est écoeurant, mais allez, courage après tout, il parait que l’imprégnation hormonale vit ses dernières semaines! allez, je vous mets un blingee pour la peine:

34 sa – La méthode dolto appliquée à mon périnée

Publié le

J’ai une copine de ma mère qui me dit souvent "Tu vois, c’est SUPER important de connaitre son corps. Moi je connais trop bien mon corps c’est bien, comme ça quand je pars en vacances, je prends toujours ma tisane parce que je sais que je vais être constipée. Parce que je connais mon corps".
La copine de ma mère, elle a bien raison, quand on part en vacances on devient facilement constipé, c’est important de connaitre son corps. on rigole on rigole, mais on le dira jamais assez, c’est quand même bien malheureux les gens qui sont dégoûté par leur propre dedans et qui font la grimace dès qu’on leur parle d’aller toucher un truc qui se trouve dans un recoin un peu caché.

Ca fait à peu près six mois que je trépigne en attendant le moment du massage du périnée. Je croyais qu’il fallait le commencer à 34 sa, en fait dans la brochure, ils parle de 34 sg. Rien à foutre, ils disent qu’on peut le pratiquer dès le début du huitième mois, j’y suis largement, roulez jeunesse.


Bon déjà, quand vous voyez la photo de la dame dans la brochure Wéléda, on voit bien que ça a l’air TRES sympa le massage du périnée. Même que ça en paraitrait un peu suspect. Bon en fait c’est rigolo, mais pas si agréable que ça. Et pourtant je pense que j’étais quand même assez détendue hein. En fait, ça consiste avec une huile neutre, ou avec l’huile de wéléda si comme moi vous êtes rien qu’une victime de la société de consommation qui sait même pas ce que veut dire une huile neutre à appuyer (pas comme une dingue hein, soyez gentilles avec vous même quand même, vous faites pas mal) sur votre périnée pour accroitre sa souplesse. Perso, ayant pas spécialement envie de me faire découper la chatte en plus du reste le jour de l’expulsion (ça fait un peu camp de rom cette expression, j’aime bien), j’aimerais autant que mon périnée apprenne à être souple comme Nadia Comaneci à sa grande époque tu vois, ce serait lpus sympa pour tout le monde.

Hier soir après cette première séance, je me suis levée pour aller faire pipi (et aussi une vingtaine autre fois dans la nuit mais passons). Et là m’ont périnée m’a fait douiller. Genre il m’a dit "Mais pourquoi tu m’as fait ça! Tu vois bien que je suis pas fait pour m’écarter comme ça, c’est quoi ce nouveau délire!" Et là j’ai eu une vague, très vague idée de ce qu’on pouvait ressentir qu’on on venait de faire passer par là un truc d’au moins trois kilos. Le périnée doit pas aimer ce genre de surprise. Je suis contente d’avoir pris de l’avance pour pouvoir lui expliquer comment les choses vont se passer, et pour pouvoir le préparer psychologiquement et physiquement.

Le guide de wéléda en ligne si ça vous dit: >> http://www.weleda-bebe.fr/fr/nos-conseils/pour-maman/index.html

33 sa – Mon dieu mon dieu

Publié le

Plus qu’une semaine avant le massage du périnée les amis, j’ai hâte, j’attends ça depuis des mois!

J’ai une pensée un peu émue pour ma cops du blog Pour mieux attendre, parce que sûrement je n’aurais pas le temps de répondre à son commentaire autrement qu’ici, dans lequel elle me signale que c’est à ce terme que son nées ses magnifiques et joufflues petites (et croyez-moi, je les ai vues de mes yeux, elles sont splendides en vrai aussi!) J’avoue que je me rendais pas compte que c’était si tôt en fait, 33 sa, parce que jusqu’à aujourd’hui ça me paraissait très lointain.

Aussi lointain que mon pubis je dois dire. C’est comme mon blog lui: ça fait un moment que je l’ai pas vu. Sérieux, j’ai laissé tombé toute interaction esthétique avec lui de toute façon j’ai prévenu le mari: si t’es pas content t’as qu’à lui refaire une beauté toi-ême moi j’abandonnc lui, pardon vagin hein, m’en veux pas, mais c’est juste devenu trop compliqué cette histoire d’épilation. Mais puisqu’on se donne rendez-vous dans une semaine pour le massage du périnée, on devrait quand même avoir encore à faire ensemble.

D’habitude, je suis une putain de feignasse de la mort, capable de larver sur le canapé toute la journée et de laisser s’accumuler tout un bordel incroyable autour d’elle. Oui. Mais c’était sans compter sur ce putain de syndrome de nidification de la femme enceinte, qui couplé à un emménagement donne un truc de ouf, qui me rend une fée du logis au bord de l’épuisement du matin au soir. Je crois que ce soir, je me suis rendu compte que c’était le moment de dire stop en fait. A partir de demain, ce serait cool que je redevienne la vraie moi qui en fout pas une rame.

Malgré ça, j’attends toujours le moment où je vais commencer à trouver ça tout pourri d’être enceinte. Je crois que ça n’arrivera jamais. bon, effectivement, depuis deux ou trois semaines, je commence à me dire que si ça se trouve il est très sympa ce bébé et que j’aimerais bien le connaitre. En même temps, j’ai pas super envie de le sortir de mon ventre. Attention conparaison qui pique les yeux et le cerveau et qui spoile la fin de Twilight à venir:

Je me sens comme Bella quand elle est un vampire et qu’elle découvre que son pouvoir c’est d’avoir une sorte de toile protectrice à étendre autour des gens qu’elle aime. bon bah on va dire que dans ma vie j’aime que mon bébé, mais que de l’avoir dans la peau, je trouve ça assez génial, et je suis pas super jouasse de me dire que ça va s’arrêter à un moment.

Ouais j’ai lu les quatre tomes de Twilight soit- dit en passant. Des fois je fais des trucs qui foutent vraiment la honte, mais j’assume.

33 sa. Nan mais ce truc de dingue. Chaque mardi j’ai l’impression d’écrire vraiment des chiffres de ouf. Vous vous rendez compte qu’il reste qu’un mois avant que Zed ne soit démoulable? Et qu’il a une chambre pleine de cartons dont il faut encore refaire la peinture, et que j’ai toujours qu’une très vague idée de ce que je suis supposée lui acheter pour lui voiler le cul pendant ses premiers jours de vie?

Il y a quelques semaines d’ailleurs j’ai une amie qui a rêvé que j’étais enceinte d’une portée de chatons d’ailleurs.

 

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 969 followers