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Archives de Catégorie: Rien à voir (ou presque)

La requête de la semaine #21

Il y avait un moment hein? Ouais ça m’a manqué à moi aussi. Tu peux voter même si tu es again:

(message à l’auteur de la requête #4: moi aussi j’ai été cette personne qui s’est dit plusieurs fois "caca mou, signe d’embryon dans le trou". Mais ça veut rien dire hein, courage.)

L’amp et mon couple

Il y a des gens qui disent que l’amp met à l’épreuve ton couple. Il y en a d’autres qui disent que l’arrivée d’un bébé met à l’épreuve ton couple. Autant dire que si ton couple résiste aux deux, tu peux apporter des une offrande au dieux du zizi (celui qui met des hommes sympatoches dans ton lit) (et aussi au dieu des toilettes, celui qui te met les deux barres sur le test de grossesse, et celui qui t’envoie tes régles pour marquer le début de ton 1002365 cycle).

Alors oui, avoir un bébé c’est génial. Oui je souhaite à toutes celles qui n’y arrivent pas pour l’instant de connaitre ce genre de problème. Oui j’ai un très gros problème de culpabilité avec le fait d’admettre que des fois avoir un bébé, ça a des côté un tout petit peu pénible.) (mais vite contrebalancés par de grands bonheurs) (oui j’ai un problème de culpabilité je vous dis).

L’amp, ça met à l’épreuve ton couple. Parce que comme un con, tu croyais que la fonction première de la sexualité c’était d’avoir des gosses. Parce que t’es obligé d’admettre que non. Parce que tu te demandes: "ah bah oui, mais quand le mari va s’astiquer au laboratoire d’Eylau, c’est de la sexualité ou pas? C’est quoi ce délire en fin de compte?". Le mari se pose la question aussi d’ailleurs à mon avis. (sinon je trouve ça tellement géniale de me dire qu’environ 70% des maris de couples infertiles en amp en Ile de France ce sont tiré la nouille dans la même salle (enfin vaut mieux ça plutôt que dans la même sale vous me direz). De toute façon, depuis qu’on t’avait dit que si tu ne faisais pas du touktouk au rythme très précis d’une fois tous les trois jours, tu t’étais déjà posé des questions.

Et en même temps, ça fait pas du bien de se sentir libre à nouveau de pouvoir niquer dans n’importe qu’elle position? Ca fait pas du bien de se sentir libéré de toute cette pression de comment on va faire pour faire un enfant nous même quand on vous dit que ça va pas être possible et du coup l’hôpital va se charger de vous arranger ça?

L’amp, traverser tout ça, ça soude le couple aussi. Tout ça j’en ai déjà parlé. Plusieurs fois ici. Je saurais même pas vous mettre des liens vers des billets que j’ai écris tellement il me semble que c’est une constante. Du coup il y a des choses auxquelles je m’attendais pas du tout. Quand on vit tellement dans l’attente et l’espoir, quand on a un couple dont le seul centre de gravité est devenu "faire un bébé", ça fait tout drôle de se mettre à vivre dans le présent, et plus dans l’attente.

Vous me direz qu’on attend un bébé. C’est pas faux. Et finalement, l’arrivée d’un bébé dans ma maison s’est pas passée aussi difficilement que ça. Globalement, on a trouvé nos places assez rapidement autour de lui, c’était facile de nous réorganiser.

Le problème a été la grossesse je pourrais dire. Avec le recul, je me dis qu’on était peut-être dans deux bulles qui avaient du mal à se rencontrer. Genre moi j’étais dans une bulle de bonheur et de plénitude et de niaiserie, pendant que le mari était dans une bulle de remise en question et d’inquiétude. Oui les hommes sont faibles que voulez vous. (Et oui, c’est pas sympa de dire ça je sais pardon, vous reprendrez bien un peu d’amertume?)

Maintenant, on a le bébé, on a de nouveau un centre de gravité qui implique des actions aux quotidien, une organisation, toussa. Mais pendant la grossesse, c’était une sorte de pause où on n’avait qu’à se laisser porter. Et méditer. Apparemment ça lui réussit pas plus que ça au mari de réfléchir. En même temps j’avais mis mon cerveau en pause alors fallait bien que quelqu’un s’en occupe.

Tout ça pour vous dire que ça m’a permis de me rendre compte d’un truc: on n’est pas tellement plus forts que les autres. C’était un peu prétentieux de dire ça, et de le croire. On a même un peu perdu de vue qu’à l’origine, ce qui nous a rapproché, c’est notre amour, pas juste le fait d’avoir des obligations et des frustrations communes. un jour on m’a dit "J’ai des amis qui ont réussi à adopter un enfant, et quand ils y sont parvenus ils ont divorcé. Ils s’étaient rendu compte que c’était leur projet la seule chose qui les reliait". J’ai trouvé ça super indélicat sur le coup. Et pourtant, difficile de réapprendre à vivre heureux, pour nous en tout cas. La vraie difficulté finalement, c’est pas l’amp, c’est de se retrouver comme un couple normal, rien de plus, et de se souvenir pourquoi on s’est aimés au début. Mais je pense qu’on peut le faire.

Il manque la vignette où on voit la main au cul

Ces phrases qui ne franchiront jamais vos lèvres

"Chéri, fais moi un bébé ce soir"
"Franchement, c’est quand même pas super difficile de faire un bébé"
"Elle est enceinte, et le premier mois d’essai. Je suis tellement contente pour elle!"
"Toutes ces collègues enceinte au travail, ça me rend heureuse! C’est vraiment génial!"
"Et merde, j’ai oublié ma pilule, faut que je prenne une contraception d’urgence j’ai vraiment peur de tomber enceinte"
"Et c’est pour ça qu’on a prévu un bébé d’été cette fois ci. On s’y met à la fin de l’année y a pas de raison que ça fonctionne pas, et ce sera bien plus pratique qu’il naisse en août."
"C’est quoi une fiv?"
"IA quoi?"
"Je sais pas à quel moment on est supposée faire l’amour pour faire un bébé alors on l’a fait tout le temps."
"Et ça a marché. Hiiiiiiiiii!"
"Franchement, ce bébé est arrivé tellement vite que c’est même pas drôle."
"Tu te rends compte, ça fait trois mios qu’elle essaye et rien. C’est tellement long. Ca doit être horrible pour elle. Elle doit avoir un problème c’est pas possible."
"Oui je suis encore enceinte, c’est pas ma faute on est des reproducteurs de compétition hahahaha!"

J’avais dit jamais

J’avais dit un blog de maman, jamais. C’était sans compter que du moment où j’aurais pissé sur un baton qui me révèlerait enceinte, je deviendrais une fieffée connasse. Chers amis, mon côté donneuse de leçon s’est montré plus fort que ma volonté. Avec Aubergine divine nous avons destiné d’ouvrir un blog destiné à nos revues puericulture et beauté, et tout ce qu’on voudra bien foutre dedans (oui je sens déjà bien le truc qui va vite partir en cacahuètes, vous aussi? c’est normal….)

Alors voila, je vais enfin pouvoir arrêter de polluer ce blog, qui est tellement sérieux, dédié à l’infertilité, et qui reste d’actualité même si c’est pas toujours facile de trouver un truc intéressant à venir y balancer, et mes conneries, tests de produits, conseils de vie (j’envisage d’ouvrir une boite de coaching, c’est vrai quoi, je suis tellement mieux que les autres, je devrais partager un peu) ainsi que ce de cette grande malade d’aubergine divine (moi je suis la voix de la raison à côté c’est dire… sont désormais ici:

vergeturementvotre.blogspot.fr

A bientôt alors?

A nous deux

Les embryons c’est des beaux enculés: ils ont toujours trouvé que la cuvette des chuiottes étaient plus accueillante que mon utérus quatre étoiles. Enfin presque toujours.

Chers amis, il y a un an, un embryon nommé Zed a décidé que c’était assez chouette là dedans. Chers amis, ledit Zed a accepté d’être logé in utéro pendant presque neuf mois tout ronds. Chers amis ledit Zed a suffisamment grandit pour être en mesure de me faire caca dessus (oui cette scène horrible a effectivement eu lieu un soir d’été devant un public choisit: ma belle-soeur et ses amis). Mais j’imagine que c’était le prix à payer pour avoir le bonheur de pouvoir le sentir peser contre mon coeur quand il s’endort sur mon ventre (c’est-à-dire presque tout le temps. Ouais je comprends pas pourquoi tous les autres enfants s’endorment dans leur transat, ou dans leur lit, le mien est scotché à moi. Mais dans le fond j’aime bien.) C’est finalement un prix assez léger.

C’est drôle, parce que la Journaliste it pink and green a écrit un joli truc sur à peu près le même sujet il y a quelques jours.

Un an de Zed dans ma vie. Non, pas dans ma vie, puisqu’il y avait déjà bien longtemps que j’aimais ces quatre petites cellules d’espoir au fond de leur congélateur.

Un an de Zed dans mon ventre. Ou sur mon ventre.

Pas un jour sans que je le regarde en me disant qu’il était quatre petites cellules que j’aimais déjà. Et comme c’est bizarre de penser à son compagnon, et de s’empêcher de les appeler "son petit frère". (Ouais, je serai pas étonnée en pensant comme ça que mon fils me parle un jour de son frère imaginaire ou de je ne sais quoi d’un peu freaky).

Un an déjà. Un an seulement. Et tellement d’années encore à nous deux, et aux autres qui viendront. Et c’est fou comme j’avais perdu espoir et comme aujourd’hui tout me parait possible.

Je voulais faire un billet drôle, je vous jure, j’ai été rattrapée par la niaiserie du calendrier. Un an putain. Ca me parait hier. Ca me parait tellement loin.

Avant, quand j’étais funky

Avant quand on me demandais comment j’allais, je répondais toujours que j’allais bien. je faisais des blagues sur mon infertilité, et les gens me trouvaient marrante. Maintenant quand on me demande comment je vais je réponds "Moui, ça va mais tu sais, mon fils n’a pas fait caca depuis hier".

Avant quand une copine parisienne ou presque me demandais d’aller la voir je montais dans le premier RER leste tel un gros madaire et je fonçais à travers Bagneux et Cachan monts et campagne vers la capitale. Maintenant je trouve que le rer c’est quand même super dangereux pour un bébé de trois mois, je sais pas, imagine il se met à lécher une barre transversale, il se fait dérober sa personne par un roumain, ou compresser lors d’une bousculade. No way ou presque.

Avant je buvais comme un trou, je disais n’importe quoi, et le lendemain je regrettais en disant que je boirais plus jamais. Maintenant je trempe mes lèvres dans les verres de vin, je bois de l’orangina parce qu’il y a moins de colorants et de conservateurs que dans le fanta, j’ai même arrêté le coca.

Avant quand j’écrivais des billets sur mon blog tous les jours, tout le monde venait pas me demander si j’étais sous amphet’ ou si j’avais un problème neurologique.

Avant je détestais les femmes qui tombent enceintes. Ah nan ça ça a pas tellement tellement changé en fait, ou alors beaucoup moins que j’aurais cru.

Bon, les gens, je tente pathétiquement de redevenir une blagueuse qui envoie des trucs un peu régulièrement. vous risquez donc d’essuyer dans les prochains jours une salve de billets qui font un peu pitié, mais je veux me remettre dans le bain. je vous aime bien, et pardessus tout, je veux redevenir funky, avant de devenir la relou qui parle que de son gamin (enfin ça je le suis déja, mais le principe du net c’est justement de se montrer telle qu’on voudrait être nan?)

Et de redevenir, un jour peut-être, à peu près bonnasse aussi. Dans au moins cinq kilos disons.

Et de redevenir, un jour peut-être, à peu près bonnasse aussi. Dans au moins cinq kilos disons.

Des auto-promesses non tenues

En revenant de la maternité je m’étais dit que j’écrirais deux billets par semaine. Et puis en fait nan. Bon, c’est vrai que j’ai moins de temps, mais pas que.

J’ai surtout du mal à trouver des trucs chouettes à dire. J’écris des billets, et puis je les trouve nuls, alors j’efface. Et puis il vaut mieux rien dire que dire des merdes.

Je ne veux pas que ce blog devienne un blog de maman. Déjà, y en a plein qui font ça et mieux que moi. Ensuite, j’ai un humour très limites, je pourrais pas m’empêcher de faire des blagues vaseuses sur la sexualité de mon fils ou sur la taille de son pénis, et je suis pas certaine d’avoir le droit de diffuser ça sur la toile sans son accord: après tout, bien assez tôt il aura probablement sa page facebook ou pire, son propre skyblog pour dévoiler des choses gênantes sur lui. Et puis ma vie de maman, j’ai envie de la garder un peu pour moi, pour mes proches je vous avoue. Parler de ma chatte et de mes règles j’ai pas de problème avec ça, mais parler de toutes ces belles petites choses qui font désormais mon quotidien, c’est une autre limonade.

Et ouais, aussi, ma vie de maman n’est pas drôle. Elle est heureuse, elle est routinière, tout ce que j’aime. Bon, évidemment y a des côté un peu inconfortables. Ouais dormir toute la nuit d’une traite (avant d’être enceinte donc, pendant j’étais insomniaque rappelez-vous, donc c’était déjà pourri) c’était quand même chouette. Ouais des fois j’aimerais bien pouvoir aller, oh, je sais pas, faire caca, comme ça sur un coup de tête sans avoir à planifier. Mais ça c’est rien.

Du coup, je me laisse le temps d’être absente. Très absente même s’il le faut. Absente à jamais même si c’est nécessaire, pour retrouver l’inspiration, et puis pour que ce blog reste ce qu’il veut être: un blog sur l’infertilité!

Le tag de l’anniversaire

Publié le

Kakrine m’a tagguée, et vous savez que j’aime Kakrine et que je ne peux rien lui refuser. je réponds donc à son tag de l’anniversaire. En plus je vais devoir vous dire quand est-ce que je suis née que c’est le dernier repli d’intimité et de virginité secrète qu’il me restait sur ce blog.

1) Quand a lieu ton anniversaire?

Mon anniversaire a lieu l’hiver, 10 jours avant Noël. Y a des gens qui disent que c’est un peu pourri because soi-disant qu’on aurait moins de cadeaux, que ça ferait qu’une fête avec Noël et je sais pas quoi encore. Des clous ouais. J’ai toujours été gâtée aux deux fêtes, jusqu’à maintenant, et comme on est tout plein dans ma famille à avoir notre anniversaire en décembre, bah on trouve que ce mois est méga festif, on fait que de grailler du début à la fin, et à la fin du mois on est tous à 20 000 lieues sous le découvert. Mais heureux (oui, nous sommes une famille matérialiste je pense, on aime boire, baffrer et faire et recevoir des cadeaux).

2) Choisis trois personnes qui partagent ton anniversaire et dis nous ce que tu sais d’eux:

Oh, d’augustes personnes sont nées le 15 décembre, telles Gustave Eiffel et Kamel Ouali (je dois vraiment vous expliquer qui sont ces gens? mais si, Kamel Ouali, vous savez, le danseur qui ressemble grave à une mouche). Et aussi Jean-Michel Ribes ce qui est rigolo parce qu’un des premiers billets de ce blog l’évoquait.

donc ça, c’est Jean-Michel Ribes. Ce monsieur est un acteur et un metteur en scène et un directeur de théâtre.

Il y a aussi l’interprète de cette chanson étrange (mais que j’aime bien, mais soyons honnête, c’est du putain de bullshit cette chanson):

Et aussi Surya Bonaly. Ouais ça me faisait tellement rêver quand j’étais petite.

Surya bonaly est une dame qui aime mettre des tenues affriolantes et aller faire des rondades en milieu hostile, par exemple la glace ou les jeux olympiques.

Il y avait aussi une sage-femme à Sèvres qui me faisait mes dosages hormonaux qui étaient nées le 15 décembre. Ouais elle est pas célèbres mais en attendant elle m’a été bien plus utile dans ma vie que les gens cités au-dessus.

3) Est-ce que quelqu’un est répoertorié comme étant né le même jour que toi? si oui que sais-tu de lui?

J’ai essayé de trouver à l’aide de ce site et la seule chose qu’il m’a répondu était que Walt Disney était mort un 15 décembre. J’en déduis don que je suis la seule à être née la même année que moi et que je suis unique.

4) Donne trois personnes qui sont mortes le jour de ton anniversaire et dis ce que tu sais d’elles:
Bah Walt Disney donc. Je sais que c’était un mec qui votait extrême-droite et qui a fait deux trois dessins animés de qualités très inégales, et que maintenant des parcs d’attraction portent son nom. Comme il doit être fier.
Il y a aussi Charles Laughton, qui a réalisé La Nuit du chasseur, que juste je l’aime d’amour ce film c’est un truc de ouf.

J’ai pas trouvé de troisième qui vaille la peine (ouais désolée pour les autres)

5) Donne trois évènements notables qui se sont déroulés le jour de ton anniversaire.

Bah si tu regardes sur wikipédia ma foi, tu trougvges pas des trucs hyper funky. Bon, y a bien la mort de Sitting Bull le chef indien en 1890, la victoire à Verdun en 1916 (j’ai peine à croire que la victoire ait duré une journée, je sais pas trop comment ils comptent chez wikipédia, mais c’est toujours ça de pris), et en 2000 accrochez-vous: fermeture définitive de la centrale de Tchernobyl. Et bah avec ça on est habillés pour l’hiver j’ai envie de dire.

6) Parlez d’une célébration qui a lieu le jour de votre anniversaire.

Le truc le plus mytho du monde: le jour de Zaménhof qui célèbre la naissance du type qui a inventé l’espéranto. Sachant que l’espéranto je trouve que c’est un truc sacrément bidon déjà.

Je retaggue pas les gens parce qu’après ça leur pète les couilles, mais je le trouve rigolo (et narcissique comme toujours ce tag, je baigne dans le narcissisme en ce moment c’est un bonheur. Pour moi surtout je veux dire) alors si vous pouviez le faire ce serait bien chouette.

36 sa – Presque à point

Publié le

Au début je voulais vous parler de ma terreur de plus être enceinte et de redevenir vide. Ouais j’attends toujours le moment d’en avoir marre d’être enceinte. En avoir marre des insomnies ok, mais d’être enceinte toujours pas.

Et puis je me rends compte qu’en fait plein de gens ont eu cette peur, et puis que quand le bébé est arrivé c’est passé. Donc je compte sur ma chance pour que ce soit pareil. Et puis c’est peut-être ça aussi ne pas être prête.

D’ailleurs je suis toujours pas prête à enlever les étiquettes et à passer à la machine les habits de Zed. Déjà je suis super fière de moi, j’ai sorti toutes les fringues que je vais foutre dans sa valise pour la maternité. Moi ma valise, bah je suis pas pressée hein, on est larges les amis, j’ai encore au moins dix jours pour la faire hein? hein? et puis j’ai pas encore bien décidé ce que j’allais mettre dedans, malgré tous les billets de blog que j’ai lus à ce sujet (et faites moi confiance, j’ai rien d’autre à foutre de mes journées quasiment).

J’essaye de faire la liste des avantages de ne plus être enceinte:

- Je vais avoir un bébé

- Je vais arrêter de pas trouver de position pour dormir et de mourir d’étouffement chaque fois que je me couche sur le dos

- Je vais m’acheter un slim couleur menthe ou corail pour mouler mon gros boule

- Je vais avoir un bébé

- Je vais arrêter de flipper qu’il arrive quelque chose au bébé in utéro

- Je vais avoir un bébé

Bon, j’ai pas encore trouvé grand chose d’autres, mais ça va venir!

35 sa : Je pensais que je lui en voudrais

Publié le

Bon, vu que je passe déjà suffisamment pour la fille aigrie qui supporte personne et qui en veut au monde entier, je pense que je peux maintenant dire tout ce que je veux sans que plus personne soit choqué. En même temps ils me font rigoler les gens qui viennent me mettre en commentaire "Han, comment c’est pas bien de penser comme ça, t’es trop une mauvaise personne". Bon peut-être hein, mais ça existe en vrai les gens qui pensent exactement ce qu’il faut avec le recul nécessaire dans chaque situation? Qui sont jamais jaloux, ou énervés, ou injustes? Si c’est le cas tant mieux pour eux, moi ça va, j’ai appris à me démerder avec mes sentiments honteux.

Pendant les trois ans que j’ai passés à attendre de voir si j’allais avoir un bébé un jour ou jamais, j’ai toujours pensé que je pourrais pas m’empêcher de lui en vouloir à mon enfant, de s’être fait si long.Ouais c’est dégueulasse je sais, mais ça se décide pas, enfin pas chez moi. J’avais même préparé une liste de châtiments comme lui donner un prénom pourri horrible de la mort, lui souhaiter des méga chtars sur la gueule à 13 ans, le priver de console jusqu’à ce qu’il aille travailler à 12 ans s’il veut se payer un truc.

Bah en fait rien du tout. Je vous sens rassurés là. Ouais mmoi aussi en même temps. Mais non seulement je lui en veux pas du tout, mais en plus, presque je lui en serais reconnaissante quoi. Comme quoi les hormones ça vous fait perdre la boule.

Déjà, ce bébé, il m’a appris un truc super important dans la vie, c’est qu’on n’a que très peu de contrôle sur les choses. On a l’impression de pouvoir décider de plein de trucs par nous mêmes, de pouvoir les faire arriver quand on veut, de pouvoir prévoir. Bah des clous mes petits amis. Bon, y en a qui ont de la chance et qui font des bébés quand ils veulent. C’est balaise comme chance je sais. C’est peut-être pas grand chose à côté, mais moi au moins, je sais que même si ça peut te donner l’illusion que c’est toi qui décide de tout dans le monde, c’est pas vrai. Il y a quand même une sacrée part de ta vie qui est vouée au hasard, à la chance, à la malchance, au vaudou, à ce que tu veux, et tu n’y peux juste rien. Et tu peux pas vraiment lutter. Ce bébé, il m’a appris à faire un peu le dos rond dans la vie quoi, et à me rendre compte qu’il y a des trucs, on peut pas vraiment aller contre, que y a des trucs, c’est écrit, c’est tout, on a une marge de manoeuvre assez réduite.

En plus avant, j’étais un peu une grosse connasse. Bon toujours ok. Mais avant pire. Mais il est temps de l’avouer. Avant, je pensais que chacun fait ce qu’il veut, mais que si la nature a décidé que t’étais infertile, c’était peut-être qu’il y avait une logique à respecter là dedans, et qu’il valait mieux adopter. Ahahahahahahahahahahahaha. Bah ouais c’est quand même pas compliqué d’attendre 10 ans avant d’avoir un enfant après avoir passé des entretiens avec des assistantes sociales qui vous pètent les couilles, et toutes les autres merveilles de l’adoption, c’est très simple en fait!
Genre avant j’étais du genre à penser que ces gens-là, ça devait être dans la tête tu vois, attends, ils doivent pas vraiment les vouloir leurs gosses, c’est quand même pas compliqué à fabriquer. Ouais vous inquiétez pas au bout de six mois d’essais infructueux j’avais changé d’avis hein.

M’enfin bon. Tout ça pour dire qu’en fin de compte, je lui en veux pas du tout à mon Zed. Même je lui suis reconnaissante. Parce que malgré moi il m’a rendu une personne meilleure. Si si je vous jure, on peut détester les femmes enceintes (d’ailleurs je déteste le concept, mais les gens enceintes que je connais je les déteste pas si ça peut vous rassurer) et déblatérer sur les gens fertiles, et se sentir une personne mieux. Ouais. J’aime bien trouver des trucs positifs dans mes merdes (trainspottingoù le type plonge dans la cuvette des chiottes pour aller chercher ses pilules de drogue tombées au milieu de ses étrons. Je ne fais pas ça, jamais)

Je vous en sers du cul-cul la praline en ce moment hein? Je m’autodégoute avec mes billets des fois, on dirait du nutella chaud tellement c’est écoeurant, mais allez, courage après tout, il parait que l’imprégnation hormonale vit ses dernières semaines! allez, je vous mets un blingee pour la peine:

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