Après un transfert (d’embryon bien sûr, pas un transfert western union, faut suivre un peu), comme je vous le rabache, on doit prendre de l’estima gé. Ce sont des ovules de progestérone, et on en met deux le matin, et deux le soir. Ca veut dire qu’on se prend 800mg de progésterone de rab dans la peau. Plus une piqûre en intra-musculaire de progéstérone tous les trois jours. Genre je en suis que progestérone. Ca a des bons et des mauvais côté.
Le bon, bah c’est les gros seins. Des seins énormes (nan, nan, j’exagère pas du tout, je ne vois pas du tout ce que vous voulez dire…) qui font un mal de chien, mais balaise quoi. Moi j’aime bien. Bah là, rien, punie. J’ai mes nichons de d’habitude, ni plus ni moins. C’est tellement pas normal qu’ils ne réagissent pas à la progésterone, que je commence à me demander si je n’en perds pas plus que je pense (ouais, moi l’apôtre du "Meuh noooon chérie, tu sais bien que c’est étudié pooour!"). Presque j’aurais envie de m’en mettre trois fois par jour pour être sûre.
Le mauvais, évidemment, c’est quand quand on prend l’estima gé par voie chattale comme moi (c’est pas par plaisir les gens, c’est sur mon ordonnace) déjà, le dernier et le premier geste de la journée sont exactement les même: se carrer un doigt dans la caverne. Avec l’estima gé bien sur (bon, sinon évidemment, vous faites ce que vous voulez, si ça vous fait plaisir n’hésitez pas, comme direz monsieur Faithful, la branlette c’est la vie. Enfin d’ailleurs chez lui pas du tout. Chez lui c’est même l’inverse. La branlette c’est pas la vie, c’est juste le néant, mais le lui répétez pas, laissez-lui ses illusions). L’autre inconvénient, c’est que les ovules fondent, on est supposés rester une demi heure allonger pour que le maximum coule dedans (yeaaaaah!) et y en a toujours qui finit par se barrer du mauvais côté. Et genre vous voyez les horreurs de la guerre toute la journée. Genre la culotte avec des trucs super suspects dedans. Genre la capsule qui a pas fondu et qui prend un bain dans l’eau des chiottes.
Et puis hier, j’ai découvert une nouvel façon de se foutre une honte intersidérale trouver que l’estima gé c’est chiant.
Au travail, à l’heure du déjeuner, j’étais tranquillement en train de faire rien, quand tout à coup, j’ai senti le grand splash dans mon slibard. Non mais pas le petit splash de "oups, je crois que j’ai une une petite perte blanche". Le truc balaise. Le truc c’est un tsunami quoi. Mais vu que ça m’arrive en continue depuis une semaine, j’ai même pas fait attention. Mais comme j’avais une petite envie de faire pipi (oui je fais pipi dans la vie, désolée. Et je fais caca aussi. Je le dis par soutien pour maman sioux. Mais je le fais pas toujours les jours faut pas déconner non plus) Donc je vais au toilette, et là je vois QUOI? L’estima gé est un ninja, l’estima gé a traversé ma chatte, ma culotte et mon jean. L’estima gé me fait une trace über glam’s, qui se voit de l’extérieur. Qui aurait pu donner lieu à ce type de discussions:
- Ah bonjour Faithullyyours! Tu vas bien? Ah mais c’est quoi cette trace de mouillé sur ton entrejambe délicate? Tu viens de faire un petit pipi? T’as tellement de travail que tu peux pas aller aux toilettes?
- Ah non, c’est rien, c’est juste que je coule de la chatte comme une tarée, à cause de mes ovules vaginaux pour faire des enfants! Là ça a un peu débordé hihihi
Nan mais la honte. Mais pas la honte un peu quoi. Heureusement que j’avais un haut suffisamment bas pour cacher ça jusqu’à ce que ça sèche, donc j’ai pu être à peu près tranquille tout le reste de la journée. Sauf quand ça a recoulé. Et encore.
Et quand je suis rentrée chez moi, je me suis rendue compte qu’en séchant, l’estima gé laissait même une trace beigeâtre sur mon jean. Voila.
Vous allez me dire, les protège-slip c’est pas pour les caniches. Oui. Mais ça m’a jamais fait ça de ma vie! D’habitude j’ai pas des pantalons pourris comme, ils tiennent le choc.


