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Archives de Tag: travail

La rentrée

J’aime bien la rentrée, c’est le moment où je prends plein de bonnes résolutions comme tiens, cette année je vais m’organiser, ranger mes affaires, faire mes lessives à l’heure, avoir un bébé…

Quand j’étais adolescente, dès que j’arrivais dans ma classe, je n’avais qu’une hâte: voir s’il y avait des filles plus belles que moi dans la classe (réponse: oui, bien sûr) et combien (réponse: euh… y a 14 filles dans la classe? C’est cool alors, je suis la quatorzième plus belle). Maintenant j’ai confiance en moi, et puis je sais que je suis bien plus belle.

En revanche, j’ai un nouveau toc jeu: qui va tomber enceinte cette année. L’an dernier c’était cool, il y avait que des gens trop âgés pour avoir des enfants. Bon, je me suis bien fait niquer par une secrétaire avec qui je m’entendais bien et qui a eu le mauvais goût de tomber enceinte, mais ça va, elle est parti en congé assez tôt.

Cette année, mon travail est plein de jeunes. En juin, j’ai déjà repéré une bonne femme mais enceinte jusqu’aux yeux, donc celle là je devrais en être libérée.

Bilan de la matinée:

- Une femme enceinte qui part en congé en octobre. Bon, un mois et demi ça va, je devrais pouvoir éviter de devenir sa copine. Et puis elle a l’air pas drôle.

- une qui s’est mariée cet été, là je le sens bien, je vais y avoir droit cette année quoi. Faudrait que je coupe les points avec elle tout de suite, c’est con elle était sympa…

- une jeune femme très dynamique et marrante, mariée depuis un moment, la trentaine, pas d’enfant, alors là je me dis deux choses: soit cette année aussi pour elle, soit elle est aussi infertile. Parce que quand même des fois ça arrive aussi aux autres faut pas déconner.

- Pleins de filles célibataires. C’est cool les meufs, changez rien, je vous kiffe.

Avec ça, j’ai pas encore eu le courage de prévenir mon boss que j’étais en protocole fiv, ouais j’étais pas in the mood, et puis je le sentais un peu tendax le boss, je préfère attendre, demain peut-être, ou lundi. Ouais j’ai un tout petit zizi et alors?

tu sais les ondes, le wifi tout ça, c'est pas très bon pour ton bébé. Tu devrais te casser plutôt c'est mieux

 

Charrette

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[Avertissement: ce billet est un billet où je me plains de ma vie et qui ne doit interesser que moi, vous avez le droit de quitter cette page maintenant]

J’aime pas le mois de mai. Il fait beau, c’est le printemps, c’est presque les vacances, et pourtant, c’est aussi le mois où il faut tout boucler, et encore plus cette année.

Sur le plan professionnel et familial, je me sens rouleau-compressée par tout ce que j’ai à faire, j’ai l’impression de vivre dans l’urgence, parce que tout est fait, mais à la dernière minute. J’ai l’impression de ne jamais pouvoir me poser vraiment, quand je me pose, ce n’est pas pour me détendre, c’est pour récupérer. D’ailleurs, je finis par dormir en général.

Dans un sens, c’est bien, parce que l’inactivité, ça me réussi pas tellement en fin de compte (même si en temps normal, c’est mon activité principale), ça me sert qu’à cogiter sur des trucs, me prendre la tête, et ça finit en général en depréssion, parce que je ne fais rien et que je suis incapable de me bouger le cul pour prendre ma vie en main. Mais là c’est trop!

Tous les ans, le mois de mai c’est celui où je me remets à fumer déjà, entre autre parce que je me sens sous pression. Là je suis vraiment débordée, ma désorganisation est à son top niveau là, trop classe. J’ai même pas fait le ménage depuis des lustres, là situation domestique est grave là, mais j’ai pas le temps, donc je fais pas, je fais d’autres choses. J’aimerais bien être organisée, en plus je pourrais l’être, je sais comment on fait, je l’ai été autrefois. Là, je suis fatiguée nerveusement, j’attends juste la fin.

Je sais pas comment je ferais si je devais encore tenir trois mois. JE sais pas comment font les gens qui n’ont que cinq semaines de vacances par an, je ne sais pas comment font les gens qui ne prennent pas de vacances l’été. Nan mais vous faites comment?

Je voulais vous mettre une photo de ma vaisselle, mais en fait je suis rien qu'une petite bite, j'ai trop honte alors j'en ai pris une d'internet

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Vous vous mettez quoi sur le dos

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Pour aller travailler?

En ce qui me concerne, l’année se divise en plusieurs périodes:

Rentrée:

J’ai l’oeil du tigre. Et en plus je connais personne, faut que je me fasse une place dans la jungle. Du coup, au début de l’année, c’est robes élégantes, chaussures à talons, ou alors jupe et chemisier. C’est pas sévère (et puis si c’est le cas tant mieux, je fais un peu flipper les gens, faut en profiter ça dure pas), allez, je mets de la couleur, c’est juste histoire de donner une image sérieuse de moi.

Novembre:

J’ai fait trois-quatre dix blagues débiles et les gens se sont rendus comptes que j’étais toujours à l’arrache et que j’ai UN super-pouvoir: je génère le bordel partout où je m’assois. Je fous des papiers tout autour de moi, et je prends bien soin de tout refoutre en bordel si j’en recherche un. Et en plus, il commence à faire froid. Je mets pas beaucoup de pantalons, me demandez pas pourquoi, je suis bien en jupe ou en robe. Mais on sort les collants forcément. C’est le début de la débandade. Et puis les talons toujours.

Décembre:

Il fait froid, je suis fatiguée, et surtout, tous mes collants sont troués. A cela, une seule solution. En racheter vous me direz, mais hors de question: J’ai froid et je suis fatiguée je vous rappelle, je sors pas de chez moi! Donc pour cacher, les bottes. Aussi hautes que possible (c’est-à-dire aussi haut que je puisse en porter au travail sans avoir l’air d’une prostipute qui cherche une vaine promotion canapé dans mon monde de femmes). La loose. Au début, j’ai la foi, je mets des bottes à talons. A la fin, j’ai juste envie que ça s’arrête et que Noël arrive, je passe aux talons plats.

Janvier:

Je suis tellement à côté de la plaque (je vous rappelle quand même que c’était l’époque où je m’endormais au volant en revenant du travail, bravo!) que cherche même plus à mettre des trucs qui vont ensemble. Toute façon c’est bien simple, c’est tellement le bordel chez moi (un super-pouvoir que je vous dis) que tous mes vêtements sont en petites piles par terre à côté de mon lit et que le matin j’essaye juste de choper un haut et un bas. Et puis tant pis s’ils vont pas ensemble. Ou qu’ils me vont plus parce que j’ai grossi. Pour les chaussures, on continue sur les bottes, il pleut, et je déteste avoir les pieds humides.

Mars:

Je reprends goût à la vie, à la beauté des choses, et aux vêtements. Et puis je décide de me mettre à la cool en plus. A la cool=jean’s. Pour vous dire, à mon travail la première fois que j’en mets un, tout le monde le remarque tellement c’est nouveau. Et puis bon, on peut être bonasse et élégante en jean’s aussi, putain de bordel de merde. Faut juste bien l’accorder.Avec des chaussures à talon. Ou des ballerines.

Juin:

C’est freestyle. En juin, toute façon, pour ce qu’il reste à tirer, je me pointe même en baskets, j’en ai plus rien à carrer de ma réputation, et puis tout le monde a fini par comprendre qui j’étais vraiment: une fille qui cherche à se donner des grands airs alors qu’en fin de compte, c’est juste une blague qui marche. Avec des vieilles fausses converses un peu déchirées.

 

Et vous, vous vous habillez comment pour aller travailler? Vous faites un effort spécial, vous y allez à l’arrache ou vous vous habillez comme d’habitude?

Mardi confession: cette meuf, on dirait vraiment moi certains matin, parce que 'ai des pareils cheveux quasiment. Passionant pas vrai?


 

 
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Je veux redevenir asociale

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Au temps jadis, j’avais pas besoin d’ami. Enfin si, quand même, un ou deux (enfin, une ou deux) pour pouvoir discuter pendant les récrés. Mais en classe des clous. Je pouvais rester toute seule à ma table une année entière sans causer à personne, et je l’ai fait d’ailleurs. Je m’en foutais de rentrer dans le cercle de popularité de la fille qui travaillait bien et qui avait moins de boutons sur la gueule que les autres, et j m’en foutais d’être invitée à des pseudo-soirées défonce. RAF.

Sauf que depuis, j’ai goûté au plaisir d’assumer ma personnalité devant les autres.? C’est vrai quoi, je vais pas vous mentir, j’aime bien amuser la galerie. Et puis surtout j’aime bien rigoler, et toute seule c’est pas facile.

Alors en ce moment au taf, c’est tendax. Et le pire c’est que mes collègues sont cons. Tous les collègues sont cons vous me direz, mais les miens c’est pire. Les miens, ils pensent qu’ils détiennent la Connaissance, et avec ça le droit d’être désagréable un matin sur deux. Chiant. Bon, y a pas que ça, je vous passe les détails, y a aussi le fait qu’ils fassent des clans comme dans une cours de récré, qu’ils soient pas drôles, et méprisants., mais ce serait trop long si je devais vous parler de ça.

Donc à partir d’aujourd’hui, j’ai pris le parti de saborder tout ce que j’avais construit de sociabilité en deux ans en arrêtant de parler aux autre. Je voulais faire comme avant, rester dans mon coin, ignorer les autres et fermer ma gueule, sauf que je me suis rendu compte que j’ai aucun principe. Putain, j’arrive pas à rester plus d’un quart d’here sans parler à quelqu’un! J’essaye de me concentrer, et puis quand j’en ai marre, je vois ma collègue victime de la société et qui a l’âge de ma mère à côté de moi et je lui dis de but en blanc:
- Vas-y, viens on se casse!
- Ah bah nan, on peut pas, on a réunion, et puis faut que je finisse…
- Nan mais viens on s’en fout! On se casse!
- Bah je voudrais bien mais on a pas le droit…
Vous pourrez aussi constater que mes collègues n’ont aucun second degré, et qu’ils croient vraiment que je peux me casser en plein milieu d’une journée pas finie.

Après, je me souviens de mes résolutions, je décide de me retaire, jusqu’à ce que j’en aie re-marre, qu’un autre collègue passe et que je lui dise "Eh! Tu viens en réunion tout à l’heure? Parait que y aura de la drogue?"

Le pire là dedans, c’est que vu que mes collègues n’ont aucun humour et que mes blagues ne sont pas drôles, à part me faire une réputation de zarbi et me faire renier mes principes tous les quarts d’heure, ça sert à rien.

Bon, y me faut des vacances moi! Plus que trois semaines!

On part tous en même temps, et le premier qui fout une claque dans la gueule à l'autre a gagné ok?

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Toi aussi, apprends à être désorganisé grâce à moi

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J’aime les défis, j’aime la difficulté, j’aime mettre des embûches sur le petit chemin plat et fleuri de ma vie. Du coup, je suis désorganisée. A mort. Je suis le dieu de la désorganisation même. Vous m’enviez hein? Vous en fait pas, je suis sympa, je veux bien vous donner quelques conseils pour que vous puissiez, vous aussi, être désorganisés.

I. Le travail

Bah oui, c’est important d’être désorganisé au travail. Bon, je te dis ça, pour une bonne désorganisation, il faut quand même un minimum de conscience professionnelle, sinon c’est pas drôle, c’est juste du travail bâclé, et puis t’as pas le stress de mal faire. Etre désorganisé au travail, c’est facile si comme moi tu ramènes du boulot à la maison: tu n’as qu’à le ramener, le laisser dans ta sacoche, et te sentir regardé par l’oeil d’Abel du fond de ton sac qui te demande de sortir tes papiers et d’y jeter un oeil, ou d’ouvrir le pc pour autre chose que blogguer/lire des blogs/parler sur twitter avec des gens que tu connais même pas. Mais ne cède pas surtout. Tu attends. Plusieurs jours. Plusieurs semaines si c’est possible. Pour te donner bonne conscience, tu peux te préparer un petit planning de répartition du travail, et le perdre, ou n’en avoir rien à foutre. Quelques jours avant la dead line, commence à te dire tous les jours "Oh putain, faut que je m’y mette". Mais prends d’autres rendez-vous importants en même temps, chez le médecin par exemple, ou pour visiter des salles avec ton beau-père pour préparer l’anniversaire de ta mère. Comme ça, le jour où tu décides de t’y mettre et d’y passer la journée: bam! Bah tu peux pas, t’as rendez-vous!

Le soir, quand il n’est plus possible de repousser le machin car tu es au bord de l’attaque nerveuse à cause de stress, commence par travailler devant la tv. Et en discutant si possible. Tu peux même passer un coup de fil dix minutes après avoir commencé. Et voilà: tu es tellement désorganisé que tu es sûr d’y passer une bonne partie de la nuit, et tu seras très heureux si tu peux dormir deux heures. Surtout, ne finis pas tout avant de te coucher, gardes-en un peu pour le lendemain matin, en te disant que tu te lèveras tôt, alors que tu sais pertinemment que tu seras trop crevé pour pouvoir le faire. Comme ça, tu pourras finir dans les bouchons, en allant travailler! Et si tu n’as vraiment pas fini, à toi le plaisir d’éviter tes collègues pour qu’ils ne te posent pas de question sur le truc sur lequel vous êtes supposés bosser ensemble!

Si tu ne ramènes pas de travail chez toi, ce n’est pas grave. Tu peux toujours partir à la bourre en oubliant les clefs de ton bureau, ou en te trompant de sac, ça marche aussi.

II. L’administration

Là, c’est ce qu’on peut appeler un combo de désorganisation. L’administration est encore plus désorganisée que toi. Ou presque.

Alors personnellement, ma technique c’est de perdre les papiers au fur et à mesure que je les reçois. Enfin pas de les perdre, de les entasser. Et à force d’entasser bah je les retrouve plus. Je les entasse avec mes papiers du travail d’ailleurs, c’est mieux, ça fait des plus gros tas.  L’avantage de cette technique, c’est que dès que tu cherches la moindre fiche de paie on dirait que tu as fait exploser un sac plein de papiers dans ton salon. Ca fait ambiance quoi! Et quand tu ranges, ne classe pas surtout, classe par ordre chronologique de tas dans des pochettes de couleur SANS RIEN ECRIRE DESSUS!

Autre conseil à appliquer scrupuleusement: ne paie pas tes amendes tant qu’elles  n’ont pas quadruplé leur montant, oublie de payer tes impôts à temps, et n’envoie pas les chèques à l’EDF. Tu verras, il y aura un moment de l’année où tout ce petit monde te tombera dessus en même temps (juste après Noël de préférence) avec des factures à trois chiffres au moins, ce sera grisant d’essayer de t’en sortir.

Personnellement, d’une manière générale j’évite de poster mon courrier, ça me rend tout de suite plus désorganisée.

III. Le sommeil

Il n’y a qu’une seule grande loi pour être désorganisé: le sommeil en flux tendu. Des nuits (beaucoup) de 3 ou 4h, alternées avec une fois par semaine une nuit de 11h. Et un sommeil fractionné si possible: une heure l’après-midi, une heure en fin de soirée, quelques heures la nuit.

Attention: au bout d’un moment, tu seras tellement crevé que tu tomberas comme un bébleé  soir. Tes nuits commenceront à ressembler à un rythme normal puisque tu dormiras vers 22h30 pour te réveiller vers 6h. Essaye de lutter pour te coucher tard et être fatigué quand même, en regardant des séries, en lisant, ou en glandant sur le net. Si tu ne peux pas, pas de panique: il te reste les vacances! Profite de cette période pour te coucher toutes les nuits entre 4h30 et 6h du matin, pour que ton sommeil redevienne décalé à souhait! Et grâce à ça tu connaitras  le bonheur de partir au travail sans te laver les dents parce que tu n’as pas entendu le réveil et que c’était soit ça, soit mettre de l’anti-cerne et du mascara pour cacher les horreurs de la guerre, et d’arriver au taf tellement à la bourre que tu peux t’asseoir sur ton café de bienvenue ou sur la petite discussion-bitching-sur-le-boss entre collègues.

Alors, te sens tu prêts à vivre ma vie de désorganisé?

P.S.1: Non, cet article n’est pas du tout écrit sous l’effet de la fatigue d’une nuit de deux heures et d’un allez retour au travail (70km quand même hein) un jour de congé juste parce que je me suis engagée auprès d’une collègue à lui remettre un machin à 08h30 parce que j’avais oublié que je ne travaille pas le jeudi. Oui, j’oublie ces choses là moi.

P.S. 2: Yo! J’ai mes règles, des vraies ce coup-ci! A moi le decapeptyl, à moi les piqûres de 18h30, et surtout, à moi la FIV2!

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5 bonnes raisons de retourner au travail

Parce qu’évidemment, j’ai pas du tout envie de recommencer. En même temps, là je viens de passer une putain de journée de merde, donc je perds pas grand chose à espérer voir venir demain.

Numéro 5: Je vais revoir mes collègues. Ah nan, merde, j’en ai rien à foutre d’eux et ils m’ont pas tellement manqué.

 

Numéro 4: Bon, c’est la rentrée, je vais pouvoir enfin arrêter de déprimer parce que la rentrée arrive. Et puis soyons honnête, j’adore ne rien branler, je suis une branleuse née, je ne comprends pas les gens qui ne peuvent pas rester sans rien faire. N’empêche que je pense pas que l’être humain soit conçu pour rester chez soi plus d’une semaine sans rien faire, ça fout le moral à zéro plus vite qu’une visite à la maison de retraite pour voir la grand-mère de monsieur Faithful nous expliquer qu’elle est prête à payer une aide à domicile toute la journée pourvu qu’on la laisse rentrer chez elle.

 

Numéro 3: J’ai fait un petit emploi du temps sur word pour caser 1) les moments où je travaille 2) les moments où je devrais travailler 3) les moments où je peux n’en foutre pas une rame sans aucun scrupule. Ca me fait kiffer. D’ici 48h, j’aurais perdu le tableau dans tous les fichiers du pc, et je m’en foutrais parce que j’aurais même pas envie de le regarder tellement je serai freestyle. Mais ce soir ça me réconforte. Et oui, nouvelle semaine, nouveaux espoirs, comme si je pouvais enfin être organisée!

 

Numéro 2: Je vais recommencer à m’habiller, me maquiller et me laver tous les jours. Quoi? C’est l’hiver, c’est bon, si je me lave pas un ou deux jours pendant les vacances c’est quand même pas la mort.

 

Numéro 1: Avant, je détestais le lundi. Le lundi c’est chiant, le lundi c’est ma plus grosses journée, souvent je me tape 10 heures sur mon lieu de travail, sans compter les deux heures de route pour y aller et en revenir, et je rentrais crevée. C’est ainsi qu’a commencé la tradition d Grec du lundi, que je m’endormais avant d’avoir fini, et monsieur Faithful me réveillait en m’engueulant parce que le chat était en train de lécher la sauce samourai. Et je rentrais tellement défoncée, que j’étais incapable de faire quoi que ce soit. Du coup j’ai décrété que le lundi, c’était le jour où je foutais rien, sans remord. Parce que les autres, bon, j’en fous pas plus, mais ça me ronge, j’ai l’impression que l’oeil d’Abel me regarde du fond de ma sacoche. Mais le lundi c’est cool, je me laisse juste engourdir par la fatigue en regardant des séries dans le lit. Depuis, j’adore le lundi!

 

 

Là on dirait que je travaille, mais en vrai je me fais chier alors je suis sur twitter à raconter ce que j'ai mangé.

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Ne suis-je qu’une pitoyable femme soumise?

J’ai toujours su que si je me mariais, je prendrais le nom de mon mari. Parce que c’est la tradition, et que pour moi c’est ça le mariage (pas que ça, hein, mais ça en fait partie). Et c’est après que je me suis rendu compte, que c’était important pour moi, parce que ça voulait dire que je m’affranchissais de ma propre famille pour en fonder une autre, un nouveau clan, avec un nouveau nom.

Je ne trouve pas honteux que l’on demande aux femmes de cocher entre "mademoiselle" et "madame". Je trouve ça un peu vieux jeu, mais sympa. Et je suis flattée quand on m’appelle mademoiselle (de moins en moins souvent, mais bon), parce que ça fait djeun’s.

Je suis contre la féminisation des noms de fonction aussi. Je trouve ça ridicule, et même je trouve que c’est plus valorisant de porter un nom de fonction neutre parce que masculin plutôt que de devoir le rendre sexué. Et puis "une vigie" c’est souvent un homme, et pourtant c’est un nom féminin. Enfin franchement, ej trouve ça débile, et même si ma fonction professionnelle doit être normalement féminisée, je ne l’emploi que comme autrefois en disant par exemple "Madame LE préfet de la Seine-et-Marne". Et je trouve ça très bien comme ça, je ne suis pas une femme, je suis une fonction avant tout.

Tout à l’heure à la radio, il y a avait une femme qui trouvait scandaleux qu’on appelle à la maternelle l’heure de la sortie "l’heure des mamans". Moi j’en ai strictement rien à foutre pour l’instant. Et ça me paraît surtout mignon.

Si un jour j’ai des gamins, je serai ravie si j’avais la possibilité de prendre trois ans de congé parental, ou si je pouvais me mettre à mi-temps, je ne demanderais en aucun cas à monsieur Faitfhul de le faire, sauf si on n’avait pas le choix pour des raisons financières.
Je pense que j’aimerais bien pouvoir être feme au foyer. Parce que même si j’aime mon travail, je travail avant tout pour faire bouillir la marmite, je pense que je pourrais consacrer mon temps à plein d’autres trucs si j’y étais pas obligée. Et je me sentirais pas dominée par mon mari. D’autant que là, je gagne plus que lui, c’est moi le chef de famille youhou! Comme quoi je suis bien placée pour savoir que ça veut rien dire: quand Monsieur Faithful est (régulièrement) au chômage, je ne lui crache pas à la gueule quand je rentre le soir en lui disant "Ahahahaha! lèche mes pieds homme au foyer soumis". Bon, peut-être que je devrais.

Du coup, on peut penser que je suis une pitoyable femme à l’ancienne, complètement soumise à la domination virile, que ce soit celle de son mari ou celle de la société masculine qui nous entoure. Bah ça m’avait pas choqué jusqu’à maintenant. Parce que franchement, mes valeurs je les place ailleurs.

Moi, j’ai failli saigner du nez quand on est allé voir une voiture, et que le propriétaire ne s’est adressé à moi que pour me montrer la place à côté du conducteur, et qu’il a proposé à Monsieur Faithful de l’essayer, alors que c’était moi qui faisait l’emprunt sale connard de merde!

Ca me bouche le trou de balle quand on dit à une fille "Oh, tu nous fais chier là, t’as tes règles?" Mais c’est quoi ce putain de cliché comme quoi les règles te transforment une fois par mois en sorcière infréquentable? On vit encore au Moyen-Age?

Ca me tue aussi quand on dit "Les femmes sont chiantes". Même quand ce sont les filles qui disent "Oui, hihihi, je suis chiante, je suis bien une fille hihihi!". Parce que les hommes sont des petits angelots descendus du Ciel dans un but de paix, d’harmonie et de concorde universelle? Mais c’est quoi ces clichés à la con bordel?

Pour moi, le sexisme, c’est comme le racisme: les grands discours théoriques, ça me barbe, et je me sens pas spécialement concernée, parce que je trouve que c’est au quotidien que c’est pesant, dans des petites phrases anodines et qui ne sont même pas prononcées méchamment, mais que je trouve infiniment plus dégradantes que de devoir dire que je suis une soi-disant "demoiselle", ou de perdre mon nom de pseudo-jeune fille.

Alors? Il déchire mon article sérieux sur un thème de société ou pas? Putain chuis trop classe j'en reviens pas...

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Je suis vengée et the Big Boss me kiffe

Ca, c'est moi. Quoi je vous avais jamais dit que j'étais bonne?

Hier, j’ai pris mon courage à deux mains, et je suis allée voir the big boss et je lui ai tout raconté. Au début je voulais pas y aller, j’avais peur qu’elle le dise à tout le monde, mais en même temps, y a un truc que je sais d’elle: la loi, c’est la loi, s’il y a une règle, elle la suit un poussin suit sa mère. Elle a quelque chose de Javert, mais pour le coup ça m’arrangeait pas mal. Et puis avant j’étais allée voir une collègue pour prendre la température et elle m’avait dit que c’était ok avec big boss, "les trucs classés secrets défense, elle adore ça" qu’elle m’a dit ma collègue. Du coup j’ai tout déballé: la fiv ratée, que ça allait recommencer en mars, et même que la prochain fois bien sûrement je demanderai qu’on me donne une semaine d’arrêt pour pas avoir à me taper 70km par jour de voiture…
Faut dire que je venais de signer ma note, et que comme on dit à l’école primaire, cette année j’avais que des Té Bé. Classe. Même pour la ponctualité, alors que franchement, c’est pas toujours toujours ça.

Bon, du coup j’ai pris ma tête de mignonne, et alors je lui ai tout raconté. En plus j’ai vachement hésité à y aller, parce que j’avais peur d’avoir l’air con et de me mettre à chialer dans son bureau. Remarquez, elle aurait trop aimé se rendre sympa et me consoler je suis sûre.

Bon, comme j’ai un petit côté salope revancharde aussi, j’ai gardé ma tête de mignonne pour lui dire "Et je voulais vous dire aussi, peut-être que vous allez trouver que c’est déplacé, ou que j’aurais dû en parler à la personne concernée,hein, mais votre secrétaire, bah elle a bien vu que j’essayais de cacher la raison de mon arrêt, et ça l’a pas empêché de me dire qu’elle savait très bien pourquoi j’étais pas venue et de me faire ses félicitations. Vous comprendrez que c’était quand même un peu déplacé, hein?"

Là, Big boss, elle a été trop cool, elle m’a dit que c’était pas la prochaine fois, que maintenant, je passerais directement par elle pour donner mes papiers, et que si la secrétaire redisait quoi que ce soit elle lui ferait une remontrance. Alors là, trop contente la meuf! Franchement, faut vraiment être dans la fonction publique et être sûre de pas pouvoir se faire virer pour avoir aussi peu de conscience professionnelle que cette salope secrétaire je trouve.

Donc voilà, je suis vengée, the big boss me surkiffe et compatis, trop belle la life. En plus j’étais en train de dire "Comme c’était des arrêts un peu intempestifs, je voulais pas que vous pensiez que je faisais la grasse matinée au lieu de venir" (oui j’en ai profité pour un peu fayotter, mais j’aime qu’on m’aime que voulez-vous), ce à quoi elle a répondu cette phrase énigmatique (et rassurante en même temps):

Mais Madame Faithful, on sait bien que si vous avez été absente, c’est qu’il devait y avoir quelque chose de lourd derrière, autant pour d’autres on sait que bon… mais pour vous on n’avez pas de doute!

Quoi? J’ai des collègues qui seraient des fumistes????? Mais je veux des noms!

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Attente jour 5: Chronique de la loose du lundi

Le lundi, c’est un peu comme le samedi: c’est la loose. Je vous dirai pas que ces jours sont maudits, c’est juste que comme je les aime pas, le moindre truc me gave à mort. Alors pour aujourd’hui, dans l’ordre:

- Je voulais me lever à 06h30, arriver au travail une hure plus tôt pour m’avance: j’ai pas entendu le réveil, je me suis réveillée à 06h50, j’ai mis deux plombes à me maquiller, je me suis ratée, j’ai recommencé, j’ai mis deux plombes à trouver toutes mes affaires, et je suis partie trop tard.
- En re-regardant les ordonnances, je me suis rendu-compte que la prise de sang du résultat était deux jours plus tard que je croyais.
- J’ai emmené mes papiers à la secrétaire pour mes absences, j’ai bien fait attention à photocopier un des papiers pour enlever l’en-tête "Gynecologie-Obstetrique-reproduction humaine-infertilité, j’ai lutté contre la secrétaire pour ne pas lui donner le premier volet du cerfa sur lequel est écrit "ponction folliculaire", pour garder un minimum de mystère, tout ça pour qu’elle me dise, "Ah bah toute façon, c’est écrit là ce que vous êtes allée faire! Bah je vous souhaite beaucoup de courage, et puis beaucoup de bonheur!" Bah ouais, j’avais pas vu le tampon de l’infirmière "Service gynecologie-obstetrique". Je suis restée la bouche ouverte, j’ai même pas su quoi dire, j’arrive pas à croire que cette salope soit indiscrète à ce point. D’autant que je serais allée dans le même service si j’avais oulu me faire avorter, donc elle aurait ausi bien pu fermer sa gueule.
- Je me suis arrangée pour quitter pile à 17h, et là, je me suis souvenue que je devais appeler la dépanneuse pour la voiture en panne depuis samedi. Résultat des course: elle est arrivée à 17h50, + un quart d’heure pour tout règler, et puis bah tant qu’à faire, je suis tombée dans les bouchons pour rentrer, hein.
- Je me suis endormie au volant. Pour de vrai. C’est-à-dire qu’à un moment, j’ai rouvert les yeux, et j’ai donné un coup de volant pour revenir dans ma route. Gentil policier qui me lit peut-être, sache que je suis gentiulle mignonne d’habitude, je fais pas des trucs comme ça, mais là, je suis éclatée, et j’avais pas le choix, fallait que j’aille chercher monsieur Faithfull au travail, parce que sinon, j’aurais bien voulu moi aussi rester à la maison! Alors faut pas faire une recher d’adresse IP pour pouvoir m’arrêter, je recommencerai plus, promis, je dormirai plus la nuit, j’arrêterai de croire que j’ai un super-pouvoir qui me permet de ne jamais dormir.

Des bonnes nouvelles quand même:
- Au goûter, j’ai pris un Mac Do (un CBO de réconfort, avec un perrier, putain, les bulles ça fait trop de bien!)
- Aujourd’hui, je suis ici, telle que vous me lisez, et puis je suis aussi chez Maxine parce que je me suis roulée par terre et comme j’ai beaucoup pleuré elle a eu la gentillesse de m’accepter sur son blog parce que j’ai la classe et que les gens se battent pour moi.

Alors pour les embryons, techniquement, où ils ont glorieusement survécu à ce week-end et ils se sont courageusement installé, ou alors c’est foutu. Moi j’en ai rien à foutre, je continue de leur parler de toute façon, c’est moi qui commande.

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Attente jour 2: Où l’on se fait du bien

Dernier jour de vacances (ouais, je sais, c’est pas des vacances, mais ça y ressemble tellement) avant de retourner affronter demain matin la population mal embouchée et mal baisée du travail. Du coup aujourd’hui je fais que ce que j’aime.

09h00: Je me réveille, je fais l’amour avec mes ovules de progestérones, j’explique aux embryons que si là, ils n’ont pas assez fait connaissance avec mon endomètre pour s’implanter, ça va trop chauffer pour leur gueule, et je me rendors.

09h30: Je me lève, je prends un putain de petit déjeuner qui fait faire caca pour sauver mes embryons, et je regarde les maternelles que j’ai pas regardé depuis des siècles.

10h15: Je vais me laver parce qu’hier soir, je le sentais pas trop, et puis j’étais fatiguée, les embryons aiment pas que je sois fatiguée vous comprenez… et puis je m’habille. Et en m’habillant avant midi un jour de congé, je me dis que vraiment, je suis en train de faire un putain d’exploit.

10h35 40 50: Je travaille. Non, j’aime pas travaillé, mais ce que j’aime encore moins, c’est me retrouver la veille du travaille à 03h du matin en train de fignoler, ça, ça me fait chier encore plus vite que les compotes au pruneaux mais d’une puissance insondable, donc j’anticipe pour pas me retrouver comme une conne samedi matin, les yeux cernés et à côté de la plaque à pas comprendre ce que les gens tentent vainement de me communiquer.

12h00: Ma mère m’a supplié d’aller avec elle chez le coiffeur pour qu’il me coupe les pointes et qu’il me fasse un balayage. Elle m’a supplié au point qu’elle m’a dit "Mais siiiii, je te jure, je te paye la moitiéééééééé". Ma mère est très sympa. En même temps, c’est pas un peu suspect quelle ait insisté à ce point pour que je rafraîchisse ma coupe de cheveux?

15h00: A 15h, je me verrais bien rentrer chez moi, faire un petit brin de ménage qui ne dérange pas trop les embryons, et recommencer à travailler. Sauf que, ma mère va sûrement me culpabiliser pour que j’aille faire les courses avec elle, et que ça va être difficile de dire non sans lui dire "Ah bah tu sais, on m’a implanté deux embryons alors moi, marcher en poussant un caddie à travers les riantes allées de Lidl, je vais peut-être éviter", mais je ferai de mon mieux. Et si jamais j’arrive à lui échapper, à tous les coups je crèverai tellement la dalle que j’irai au macdo ou m’acheter des pitchs au franprix. Ou des bonbons.

19h30: Je suis une épouse dévouée, je prépare quelque chose pour nourrir mon mari affamé qui rentre d’une dure journée de labeur.

20h30: J’espère que je pourrais glander à mort devant la télé parce que j’aurai fini de travailler.

Bon, dans la vraie, vie, y a des chances que je me lève à 11h50, que je cours dans toute la baraque pour me préparer et pas trop être à la bourre pour retrouver ma mère, que j’en foute pas une rame de toute la journée, et qu’à 03h du matin je sois en train de réfléchir à un plan B pour feinter le travail et aller me coucher, mais le jour se lève, on peut rêver quand même merde, non?

Moi, défoncée à 04h du matin, obligée de m'accrocher à un globe pour pas tomber et m'endormir en bavant sur mes feuilles

P.S.: J’allais oublier: Evemaba et Mlle Juin on reçu le colis que je leur avait préparé pour les tirages au sort du 200ème commentaire et de ma grande bonté. Si vous voulez être éblouis par l’ampleur de ma générosité, rendez-vous ici, et . Moi je suis un boulet qui met trois semaines à poster un paquet, alors vous vous doutez bien que j’ai oublié de faire des photos du contenu.
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